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Bipolarité et grossesse

Posté par association bipolaire provence le 4 juin 2013

Retrouver les dernières infos de notre association :   ICI


Par

Le Docteur Michael Saada
Psychiatre
réunion du jeudi 14 mars 2013

MAJ le 04/03/16

L’on devient maman de la même façon que l’on soit une femme bipolaire ou non bipolaire. Etre maman quand on souffre de maladie bipolaire implique beaucoup, et une  prise en charge importante est nécessaire. Un terme psychanalytique assez intéressant qui est la « maternalité » (1). Ce n’est pas simplement le fait de devenir mère, mais c’est tout ce que l’on projette avant de le devenir, pendant la grossesse, après l’accouchement et jusqu’à la fin de la vie. Il est intéressant de rappeler cela, car nous allons nous intéresser à la prise en charge la grossesse. Ce n’est pas au moment de l’accouchement, ni au moment où le test de grossesse est positif que tout commence. Mais bien avant, dans la réflexion, dans le désir de procréer, ou le non désir.

La grossesse est un moment particulier, unique. On parle régulièrement de crise pour évoquer la grossesse. Mot à prendre au sens de sa signification originelle. Crise, vient du mot krisis (grec). Il s’agit d’un moment « décisif », moment source de renouveau et d’enjeu. Dans l’ancien testament on l’utilisait pour évoquer un tribunal qui était hors des frontières du temple de Jérusalem. Le lieu où des juges prenaient des décisions majeures pour le peuple et tranchaient des décisions importantes. On est bien loin du terme de crise comme on l’entend aujourd’hui, avec tout le fracas psychologique et de détresse que cela peut impliquer.

Il est important pour les futures mamans qui souffrent de maladie bipolaire, d’envisager la grossesse comme un moment décisif, pour lequel elles ont leurs mots à dire, plus que comme un changement subit au cours duquel la krisis laissera place à une authentique crise. Toute grossesse désirée a plus de chance de mieux se dérouler que celle non désirée ou qui survient sans qu’on ne l’ait prévu.


Quels sont les risques pour les enfants ?

Aujourd’hui, le taux de malades atteints de troubles bipolaires dans la population générale est d’environ  1 à 2 %.

Chez les enfants dont un parent est bipolaire (père ou mère), le risque de souffrir de cette la pathologie se trouve autour des 10%. Il est d’autant plus important si les deux parents souffrent de bipolarité. Mais, la transmission génétique n’est pas vraiment établie, ce n’est pas une épée de Damoclès posée sur la tête de l’enfant. Ce n’est pas une transmission mendélienne. Les enfants de parents bipolaires ont une part d’hérédité. Ils ont une « vulnérabilité » à développer la maladie.

Le terme utilisé pour parler de gènes qu’on suspecte d’être à l’origine de la maladie, est la pénétrabilité. Ces gènes vont être dépendants de plusieurs facteurs : environnement, sévérité de la maladie, attitude des parents, celle de la mère pendant la grossesse,  prises en charge de l’enfant dans sa vie, cannabis, alcool …


Encadrement de la mère 

La mère doit être encadrée par les services médicaux pendant toute sa grossesse. On n’a pas vraiment de certitude sur l’impact du comportement de la mère sur la transmission du diagnostic de bipolarité de l’enfant.

 
Importance de la prévention de la maladie 

 Il y a une politique de prévention autour de la maladie. Il faut  repérer au plus tôt les premiers symptômes. En ce qui concerne les enfants hyperactifs, aucune certitude n’a été établie sur le développement futur de la pathologie.

 
Les 9 mois de grossesse 

 La grossesse est possible quand on est bipolaire. Il n’y a pas de contre indication. Plus de 75% des femmes bipolaires, qui ont eu une grossesse, ont rapporté que leur entourage proche leur avait conseillé de ne pas porter d’enfant. On peut considérer que c’est une inquiétude, une peur, une crainte. Quand on a par exemple une jeune femme qui a un projet de grossesse et qu’on a vécu les différentes phases de cette maladie à ses côtés, on a peut-être peur. Mais, il faut savoir que la grossesse est possible et que dans bon nombre de cas elle se passe bien.

 Il faut détruire un mythe, c’est qu’il n’y a pas d’effet protecteur de la grossesse.

Quelque rappel concernant la physiologie de la grossesse : il est très important de surveiller tous les traitements, très régulièrement, très sérieusement pendant une grossesse, car le métabolisme d’une femme enceinte n’est pas du tout le même d’une femme non enceinte. Il arrive que les femmes enceintes aient des vomissements pendant le 1er trimestre. Ce qui amène parfois à expulser aussi les médicaments. Leur absorption est alors différente. Le transit et le métabolisme sont aussi un peu au ralenti. De ce fait les traitements vont rester un plus longtemps dans le corps. Il faudra alors être scrupuleux sur les dosages, car il existe un risque de surdosage.


Traitements


Lithium 

On peut être sous lithium pendant la grossesse. Cependant, il faut savoir qu’un  syndrome de malformation du cœur peur survenir (syndrome d’Ebstein). Il y a une période critique appelée la période d’organogénèse (2) durant laquelle il est important de dépister totue anomalie. Il s’agit des 60 premiers jours correspondant notamment à l’organogénèse cardiaque (les deux premiers mois de grossesse). Il est très important que pendant les premières semaines et aussi les dernières semaines, la lithémie soit régulièrement dosée. On peut trouver chez le bébé des problèmes de thyroïdes. Le risque est très faible pour qu’il ait des effets secondaires, contrairement à la personne qui prend directement le Lithium.

Le bébé n’a pas de syndrome de manque à la naissance, mais présente un risque de  diabète néphrogénique, diabète insipide, problème d’hydratation ou syndrome du bébé « un peu mou » est possible.

 L’allaitement est contre indiqué en cas de traitement par Lithium.

 
Dépakine, Dépakote 

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   Lire les articles relatifs à la Dépakine, Depakote et la grossesse : ICI


Lamictal ou Lamotrigine 

Ce traitement a apporté la preuve de son innocuité dans quasiment toutes les études. La prescription est tout à fait possible et a priori sans risque, le seul souci est que le Lamotrigine est un très bon thymorégulateur « du bas », qui a un excellent effet sur la dépression et protège aussi bien que le lithium et que la Dépakote, mais est moins efficace sur les phases « hautes ». Il faudra alors, surveiller, prévenir la mère si elle a des symptômes d’agitation,  d’excitation ou de désinhibition qui apparaissent et rapidement consulter. L’enjeu étant de connaître les symptômes précoces de décompensation de la maladie bipolaire.

Zyprexa, Olanzapine

Les antipsychotiques atypiques ont porté preuve de l’innocuité pour le bébé, a priori pas de risque tératogène. Même avec le Xéroquel, le Risperdal ou l’Abilify les chiffres en terme de malformation et d’impact sur le bébé sont très rassurants.


Antidépresseurs

Les vieux traitements type tricycliques n’ont aucun effet tératogène sur le bébé et la mère peut sortir de la mélancolie. De même, les ISRS, le Seroplex, le Zoloft peuvent être prescrits sans trop de risques, mais avec prudence.

Anxiolitiques, Benzodiazépines 

Il vaut mieux éviter la prescription des benzodiazépines pendant la grossesse : Vallium, Xanax. Le bébé peut présenter, en cas de surconsommation, des détresses respiratoires ou lui-même un syndrome de manque que la mère n’aura pas.


Conseils 

Pendant toute la grossesse, la mère doit être encadrée, avoir un psychiatre référent et le même, qui soit en lien direct avec le gynécologue et le médecin traitant, pour éviter des surprescriptions. Elle doit faire un peu plus d’échographies et un monitorage sanguin.


L’allaitement

L’allaitement est contre indiqué. Si la décision est trop difficile, elle doit être entourée psychologiquement. Pendant l’allaitement, tous les traitements sont contre indiqués, surtout le lithium. On trouvera du lait de qualité pour remplacer le lait maternel.


Troubles du  post-partum

Les mères bipolaires ont plus de chance de souffrir de troubles du post-partum que les autres. La psychose puerpérale est une phase où après l’accouchement dans les heures, les jours ou les semaines, la mère peut avoir des éléments délirants, d’agitation, voire de dépression mélancolique très profonde. En suivant pendant des années des femmes qui faisaient leur premier accès psychotique à la naissance de leur enfant, on leur a alors diagnostiqué un trouble bipolaire.

Les risques sont les éléments délirants, de ne plus s’occuper du bébé, de s’oublier, de ne pas se soigner, voire de se faire du mal, en allant jusqu’aux actes auto agressifs ou de suicide. La dangerosité pour le bébé vient surtout du fait du manque de soin qu’on va lui apporter, plus que sur l’acte direct sur lui-même. Le risque que les mères fassent du mal directement à leurs enfants est infime, cela reste des cas isolés. Quand on souffre de psychose, on est moins disponible pour s’occuper du bébé et si c’est une mère isolée, c’est un peu plus compliqué. La période la plus à risque est le premier mois, mais on peut envisager une surveillance rapprochée pendant les 6 mois qui suivent la grossesse.

Le meilleur traitement de la psychose puerpérale est la sismothérapie. Si la mère ne peut en bénéficier ou si la famille refuse, le traitement de référence est alors le Lithium, souvent d’ailleurs en association à un antipsychotique atypique.

Pendant les périodes de post-partum, la mère doit bien être surveillée et rapprocher les consultations avec son psychiatre.

Divers

Si la future mère bipolaire est stabilisée depuis une longue période, elle peut envisager une grossesse sans traitement mais en étant médicalement très surveillée.

On a tendance à croire que la grossesse protège, mais cela ne serait pas le cas.  Depuis 2007-2008, les revues scientifiques n’insistent plus ce sujet. Le risque serait le même en ce qui concerne les rechutes, mais l’idée est de distinguer à quel moment l’on rechute le plus souvent, est-ce au 1er, 2ème ou 3ème trimestre ? Peut-être qu’au 1er trimestre, on peut envisager que l’euphorie de la grossesse, si elle est désirée, peut un petit peu protéger la mère dans un environnement stable.

Une mère non stabilisée a moins de chance de mener à bien sa grossesse.

On peut être maman en étant bipolaire, ce n’est pas impossible.

Il ne faut pas avoir peur d’être enceinte, d’avoir un enfant bipolaire, si on a envie.

Il ne faut pas hésiter et surtout bien être entourée.

(1) le terme maternalité a été créé par le psychiatre psychanaliste Paul-Claude Racamier.
Il le définit comme l’ensemble des processus psycho-affectifs qui se développent et s’intègrent chez la femme lors de sa maternité. La maternalité commence au désir d’enfant réalisé ou non, se poursuit pendant la grossesse et après l’accouchement, elle s’estompe et s’arrête à la séparation psychique de la mère et de l’enfant (vers la fin de la première année). Bibliographie : « le mystère des mères » Catherine Bergeret-Amselek

 (2) l’organogénèse est le développement des organes et systèmes organiques chez l’embryon

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Origine de la bipolarité et évolution de la maladie

Posté par association bipolaire provence le 9 mars 2013


Par

Le Docteur Murièle Maurel
Psychiatre
réunion du jeudi 14 février 2013

 

Troubles bipolaires et schizophrenie
Album : Troubles bipolaires et schizophrenie

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Evolution des etats psychotiques aigus
Album : Evolution des etats psychotiques aigus

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On a souvent des difficultés de diagnostique entre les bipolaires de Type 1 et les schizophrènes, il est possible de prendre un bipolaire de Type 1 pour un schizophrène.

Lors d’un premier épisode, il est le plus souvent impossible de distinguer un Trouble Bipolaire de type 1 et une Schizophrénie. En particulier lorsqu’il existe des idées délirantes ou des hallucinations qui existent dans au moins 40% des états maniaques ou mixtes.

Ces deux maladies ont de nombreux points communs, en particulier une grande sensibilité, qui peut pour certains les conduire vers des carrières prestigieuses. Mais cette sensibilité peut les rendre vulnérables aux facteurs environnementaux stressants.

Les bipolaires et schizophrènes peuvent prendre les mêmes médicaments.

Une personne atteinte de schizophrénie aura des problèmes de concentration et d’organisation contrairement à une personne atteinte de trouble bipolaire

Les deux maladies sont responsables de troubles de l’attention et de la concentration. Ces troubles sont identiques, mais moins marqués dans le trouble bipolaire.

Idées délirantes et hallucinations au moins dans 40 % des bipolaires. Les TB (troubles bipolaires) étant des personnes d’une grande sensibilité (on peut y trouver des peintres, comédiens, mathématiciens, philosophes), dépendent de l’environnement, elles peuvent rechuter à cause de cette dernière, d’où l’importance d’avoir une bonne hygiène de vie.

Le Docteur Maurel nous invite à jeter un coup d’oeil sur google « Meth Faces », pour voir la différence entre avant et après qu’une personne utilise des drogues, on peut y voir la dégradation du visage que cela provoque. Entendre une voix dans sa tête est psychique. L’intuition ou interprétation délirante est le fait d’interpréter des signes qui n’existent pas en réalité, mais que nous interprétons. Exemple d’associer une croyance quand on voit 3 voitures blanches l’une à côté de l’autre. Il est fortement conseillé à une femme après un accouchement, de reprendre très vite le traitement qu’elle avait avant d’être enceinte. Le Docteur Maurel n’est pas totalement contre le fait de donner de la cortisone, même si cela donne la pêche.

Ma position est que tout patient doit être traité sur le plan médical du mieux que possible, qu’il souffre d’un trouble bipolaire ou pas. Si un traitement est dangereux pour l’humeur, et nécessaire sur le plan médical, c’est le médical, le plus grave qui doit primer et c’est au psychiatre de surveiller l’humeur et d’arranger le traitement anti maniaque si nécessaire.

Différences entre bipolaire de Type I et de Type II :

     *  Description Bipolaire de Type I :

                                                              ↗  GLAD

                        Grande phase Maniaque  →  BAD

                                                              →  MAD

                                                              ↘ SAD

                        GLAD : joyeux, euphorique

                        BAD : hostile, pressé, urgence, irritable, énervé

                        MAD : fou, hallucinatoire, délirant

                        SAD : tristesse, mixte = haut et bas en même temps

              *  Description Bipolaire de Type II :

Hypomanie, donc manie moins grave que le Type I.

Par contre, la phase de dépression dans le Type II est plus faible en  intensité que dans le Type I, mais dure plus longtemps sur la durée, ce qui entraîne des pertes de neurones plus conséquentes.

Mais les dépressions sont plus fréquentes et plus longues et sont une  souffrance et une gêne plus importantes sur le plan social.

L’évolution de la maladie est imprévisible, c’est-à-dire qu’il se peut que la personne n’est plus du tout de crise de toute sa vie ou qu’elle n’en est qu’une seule ou plusieurs, on ne peut pas prédire ce qui se passera dans le futur.

On ne peut pas passer de Type I au Type II ou inverse.

Un diagnostic n’est pas une vérité absolue, il peut changer avec le temps.

 La personne de Type II  peut avoir également des TOC, agoraphobie, crise de panique …

Des troubles anxieux, comme les tocs, une agoraphobie, des attaques de paniques (« crises de spasmophilie ») existent chez au moins 20% des patients ayant un trouble bipolaire.

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Grossesse et bipolarité

Posté par association bipolaire provence le 12 décembre 2012

Les futures mères bipolaires ont un risque accru d’accouchement d’enfants prématurés.

Les nourrissons de mères atteintes de trouble bipolaire non traité sont également à risque accru de résultats liés à la restriction de la croissance fœtale.

Des chercheurs, de l’Université d’Uppsala et l’Institut Karolinska en Suède, ont étudié les risques liée à la  grossesse des femmes bipolaires traitées et non traitées.

Grossesse et bipolarité dans 11 News grossesse-mere-bipolaireL’étude porte sur 874 femmes bipolaires : 320 traitées et 554 non traitées. Sur 4 ans et demi (entre juillet 2005 et décembre 2009), elles ont été comparées à 331.263  femmes qui allaient   donner naissance. Les résultats ont été ajustés en fonction de plusieurs facteurs :  l’âge maternel, le poids, le tabagisme, la consommation d’alcool et des problèmes de toxicomanie. Les futures mères ayant un trouble bipolaire sont plus souvent fumeuses, avec un surpoids et avec une addiction (alcool, drogue) que le reste de la population.

Les bipolaires, traités ou non, ont des risques accrus d’accouchement par césarienne ou d’accouchement instrumental (forceps). Traités et non traités les  mères ont un  risque de naissance prématurée supérieur de 50% comparativement aux autres future mères.

L’étude ne remet pas en cause le suivi du traitement par les futures mères bipolaires mais pose la question de traiter de manière optimale.

Source : BMJ

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La sismothérapie et la stimulation magnétique transcranienne

Posté par association bipolaire provence le 10 mars 2012


Par
Le Docteur R-M Richieri, psychiatre
réunion du jeudi 8 mars 2012

La sismothérapie et la stimulation magnétique transcranienne sont des techniques de stimulation cérébrales a laquelle l’on a recours lorsque les traitements médicamenteux et les psychothérapies ne font pas ou plus effet.

La sismothérpapie

A l’heure actuelle la seule technique reconnue et validée en France pour le traitement de la dépression majeure, l’accès maniaque et les hallucinations, est la sismothèrapie. Elle est aussi appelée aussi ECT (electro-conulsive-thérapie), électronarcose ou encore électrochocs.

La sismothérpapie est un traitement ancien, bien antérieur aux médicaments. La première séance d’électrochocs a eu lieu en 1938 alors que les premiers antidépresseurs datent des années 50.

Bien avant 1938, on avait remarqué que l’état des  patients atteints de troubles de l’humeur s’améliorait après avoir eu des convulsions suite à une forte fièvre. Pour provoquer ces fièvres on injecta la malaria aux patients. L’on se rendit compte que les patients atteint conjointement de bipolarité et d’épilepsie allaient mieux après une crise d’épilepsie. L’on injecta alors de l’insuline pour provoquer un coma puis une crise d’épilepsie.

La découverte de l’électrochoc a été faite par Ugo Cerletti, professeur de psychiatrie à l’Université de Rome en 1938. Il a utilisé un courant électrique sur un patient. L’activité antiépileptique serait bénéfique.

Aujourd’hui, le patient subi une anesthésie générale. Deux électrodes sont apposés sur ses tempes. Pendant 2 à 8 secondes on envoie un courant électrique qui atteint le cortex cérébral. Ce courant se propage sur tout le cortex et cela crée une crise d’épilepsie. Le patient convulse 20 à 30 secondes. La durée d’endormissement du patient est de 3 minutes. Au bout d’une demi-heure il est totalement réveillé.

Les ECT sont prescrites sous forme de cures. Les séances sont répétées 2 à 3 fois par semaine pendant 4 à 6 mois selon l’état du patient. Puis lorsque la cure a été efficace, des séances de rappel sont administrées.

Il y a peu de contre indications à la prescription de ce traitement, si ce n’est une allergie aux anesthésiants ou une défaillance cardiaque.

Les effets indésirables sont :

-    Ceux liés à l’anesthésie
-    Maux de tête traités efficacement par des antalgiques courants
-    Fractures liées à la crise épileptique mais limitées par l’utilisation de curares
-    Pertes de mémoires très fréquentes. Certaines régressent rapidement à l’arrêt du traitement, d’autres peuvent s’avérer irréversibles.

La sismothérapie enraye l’épisode dépressif ou maniaque dans 80 à 90% des cas alors que le traitement par antidépresseur pour l’épisode dépressif fonctionne 2 fois sur 3.

La stimulation magnétique transcranienne

Le premier essai clinique date de 1993. A ce jour ce traitement est du domaine de la recherche alors qu’il a été validé en 2008 aux USA.

Il s’agit de déplacer à la surface du crâne du patient une sonde qui génère des micro-impulsions magnétiques de forte intensité.

Le courant agit comme dans la sismothérapie. Les circuits des neurones se remettent à fonctionner normalement.

Le traitement se fait par cure. Les patients viennent tous les jours à l’hôpital. La séance dure environ ¼ d’heure et n’a pas d’effets secondaires si ce n’est des maux de tête traités par des antalgiques. Ce traitement est mieux toléré que la sismothérapie.

La TMS et la sismothérapie ne remplacent les traitements médicamenteux. Il s’agit de traitements prescrits lors de crises profondes. Les patients doivent continuer de prendre leurs médicaments.

La TMS et la sismothérapie permettent aux patients d’être en rémission.

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Bipolarité et créativité

Posté par association bipolaire provence le 10 décembre 2011

 

« Chez les personnes créatives, la prévalence de maladie mentale, dont le trouble bipolaire et la schizophrénie, est anormalement élevée, selon une nouvelle étude suédoise publiée dans le British Journal of Psychiatry. Simon Kyaga du Karolinska Institute (Stockholm) et ses collègues ont mis en relation les données d’un registre hospitalier fournissant les diagnostics de toutes les personnes ayant été hospitalisées pour le traitement d’épisodes de schizophrénie, de trouble bipolaire et de dépression en Suède entre 1973 et 2003; les données d’un registre, dit multi-génération, qui identifie tous les parents biologiques des patients; et les données des recensements nationaux des années 1960 à 1990 qui fournissaient des informations sur les professions dans l’ensemble de la population suédoise.bipolaritetcreativite.jpg

L’étude concernait 300 000 personnes ayant été hospitalisées pour le traitement de la schizophrénie, du trouble bipolaire ou de la dépression ainsi que leurs proches n’ayant pas de diagnostic de trouble mental.

Les professions classées comme créatives incluaient des emplois scientifiques, tels que professeurs d’université, et des emplois artistiques, tels que concepteurs, artistes, musiciens et auteurs.

Les personnes atteintes de trouble bipolaire étaient surreprésentées dans les métiers créatifs par rapport aux patients d’un groupe contrôle, surtout dans les domaines artistiques (arts visuels et non visuels). Leurs parents du premier degré étaient aussi plus susceptibles d’être dans des professions créatives, en particulier des professions scientifiques.

Les personnes atteintes de schizophrénie n’étaient pas plus représentées dans les professions créatives dans l’ensemble comparativement aux autres patients mais elles étaient plus représentées dans le domaine des arts visuels en particulier.

La dépression unipolaire (dépression majeure ne faisant partie d’un trouble bipolaire) n’était pas associée à une probabilité accrue d’avoir une profession classée comme créative.

Il est important, souligne le chercheur, de rechercher pour chaque personne un traitement optimal tout en minimisant les effets indésirables des médicaments sur les aspects positifs des troubles psychiatriques afin que les personnes atteintes puissent avoir la possibilité de poursuivre leurs comportements créatifs à long terme. »

Sources : Psychomedia

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Bipolarité et TCC

Posté par association bipolaire provence le 3 décembre 2011


Par
Madame Caterina Zarro
, psychologue
réunion du jeudi 10 novembre 2011

 

Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) sont des psychothérapies basées sur des fondements scientifiques dont les références théoriques sont les neurosciences.

Elle sont destinées à aider les bipolaires, à identifier et à résoudre certains problèmes précis. Les TCC appréhendent l’individu en fonction de 3 critères : le comportement, les cognitions et les émotions. Elles ont pour but de changer  le comportement et modifier les pensées erronées.

Comportementales.Un comportement est  tout ce que l’on fait tout comme ce que ne fait pas, ce que l’on dit et que l’on évite de dire, la façon  dont on agit, dont on résout ou évite  les  problème.

Cognitives.Il s’agit de nos processus mentaux. C’est à dire notre pensée, notre discours intérieur, nos images, nos souvenirs, nos croyances, nos valeurs…

Selon les théories des TCC, nos comportements et nos cognitions  ont un effet  sur vos émotions.

Il s’agit d’une thérapie brève qui dure quelques mois.

Avant le  démarrage des séances d’un « contrat moral» est établi entre le thérapeute et le patient. Il s’agit de l’alliance thérapeutique. Elle est nécessaire pour mener à bien une TCC. Elle définit  les objectifs de la thérapie, les techniques utilisées et le nombre de séances prévues.

Lors des premières séances, le thérapeute procède avec le patient à l’analyse fonctionnelle. Il s’agit de lister et d’analyser les  facteurs à l’origine du développement du trouble.

Les TCC ont aussi pour but d’améliorer l’éducation en matière de trouble bipolaire en renseignant les patients sur les prodromes, les symptômes de la rechute, les accès et la pathologie en général. Les TCC visent aussi à ce que les patients suivent leur traitement et dans certains cas, réduisent la prise d’alcool et de stupéfiants.

Les études sur l’efficacité de l’éducation du patient montrent des résultats encourageants. La majorité des interventions éducatives se traduisent par une meilleure observance du traitement et par une réduction du nombre d’hospitalisations et de rechutes.

Dans les TCC, le thérapeute discute et propose des solutions. Ses propos sontclairs et précis. Il consacre du temps à expliquer les mécanismes du trouble et à clarifier les choix thérapeutiques. Le thérapeute demande au patient d’effectuer des exercices ou de tester de nouvelles façons de réagir.

Les bipolaires, après une phase de thérapie dans laquelle ils auront appris à faire reculer leurs symptômes, vont souvent se trouver confrontés à des rechutes, liés à des événements de vie déstabilisants ou à la maladie. Ces derniers nécessitent d’un accompagnement quasi permanent. Le thérapeute relancera les efforts d’ajustement au quotidien et les aidera lors des moments difficiles.

Plusieurs techniques sont utilisées dans les TCC :

La Désensibilisation . Il s’agit d’une technique comportementale consistant à s’exposer à l’objet de sa phobie.

L’exposition et prévention de réponse (EPR) est une technique comportementale principale dont l’objectif est la modification du comportement à adopter pour résoudre les problèmes. L’exposition à l’objet de l’anxiété vise à réduire l’anxiété relative à la situation.

L’exposition se base sur le phénomène de l’habituation qui est un processus naturel à travers lequel notre système nerveux s’habitue aux stimuli autant physiologique que psychologique, si on s’y expose d’une manière répétée et prolongée.  

Le questionnement socratique est  une technique qui consiste à poser des questions de telle sorte qu’elles poussent les personnes à trouver les réponses par elles-mêmes.

Relaxation par le contrôle respiratoire  est une  technique de relaxation. Elle consiste à prendre une lente et profonde inspiration par le nez en gonflant le ventre et à expirer par le nez ou la bouche en rentrant le ventre. Elle permet une meilleure oxygénation et entraîne une diminution de la tension.

La technique de restructuration cognitive (TRC) consiste à prendre conscience des mécanismes de distorsion du mental et à modifier la façon de penser pour améliorer l’état émotionnel. Quand l’interprétation est déformée, les émotions sont source de souffrance pour le bipolaire.

En TCC, le patient apprend à modifier ses pensées. Il recherche les pensées automatiques responsables de son anxiété, les identifie, repère les mécanismes qui les ont déformées et les remplace par des pensées alternatives.

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Bipolarité et luminothérapie

Posté par association bipolaire provence le 15 novembre 2011


« La luminothérapie (exposition à une lumière intense reproduisant le spectre soclaire) pourrait traiter la dépression bipolaire chez certaines personnes selon une recherche de l’Université de Pittsburgh publiée dans le journal Bipolar Disorders.

« Les traitements efficaces pour la phase de dépression du trouble bipolaire sont limités », dit Dorothy Sit, professeur de psychiatrie et auteure principale de la recherche. « Alors qu’il y a des traitements qui sont efficaces pour la manie, le problème majeur est la dépression », dit-elle.

Neuf femmes souffrant de dépression bipolaire et continuant à prendre leur médication ont utilisé pendant deux semaines des lampes de luminothérapie pendant 15, 30 ou 45 minutes par jour. Six d’entre elles ont eu des résultats bénéfiques. Chez certaines, les symptômes de dépression sont disparus.

Trois des femmes dont les séances de luminothérapie avaient lieu le matin ont développé un épisode mixte avec des symptômes de dépression et de manie en même temps, tels que les pensées qui se bousculent, l’irritabilité, le manque de sommeil, l’anxiété et l’humeur dépressive. Les chercheurs se demandent si les séances étaient trop matinales perturbant ainsi l’horloge biologique. Les gens souffrant de trouble bipolaire sont très sensibles à la lumière du matin, affirment-ils.

Le groupe dont les séances avaient lieu en mi-journée avait une réponse plus stable.

Les recherches sur le sujet doivent se poursuivre, cette recherche ayant été réalisée avec un petit groupe.

Des recherches récentes ont montré que les gens souffrant de trouble bipolaire étaient susceptibles de connaître des dépressions saisonnières. »

 

Sources : psychomedia

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La Bipolarité juvénile

Posté par association bipolaire provence le 7 novembre 2011

 

Les premiers symptômes de la bipolarité juvénile ne sont généralement pas les mêmes que ceux rencontrés chez les bipolaires adultes.

L’accès maniaque se déclare souvent brutalement. L’humeur du jeune patient  se caractérise par une euphorie pathologique et des idées, des sentiments de grandeur,  une irritabilité avec des tornades affectives ou des explosions agressives. L’irritabilité est sévère, persistante et parfois violente. Au cours de ces explosions, le jeune est menaçant avec des comportements d’attaque dirigés vers la famille, des adultes, d’autres enfants ou les enseignants. Entre les explosions, le jeune est irritable, mal dans sa peau, impatient, incapable de rester calme, hyperactif avec une activité mal dirigée et peu organisée. En conséquence, le fonctionnement global est assez bas et l’intensité de la désadaptation conduit souvent à une hospitalisation en psychiatrie ou à un traitement antipsychotique.

Les accès dépressifs comportent souvent des symptômes typiques, comme le ralentissement psychomoteur, une forte inhibition, une réduction des intérêts et des activités agréables, un mauvais sommeil, des troubles de l’appétit, des difficultés de concentration et une baisse de l’activité scolaire… L’irritabilité et la colère dominent sur la tristesse proprement dite et l’humeur demeure sensible aux événements extérieurs ; elle s’améliore avec les bonnes nouvelles. On observe souvent des plaintes somatiques avec beaucoup d’anxiété. Le travail scolaire est altéré avec une baisse massive de l’attention. Dans ces phases, les signes d’anxiété de séparation et de la sensibilité au rejet sont accentués, et les idées suicidaires sont fréquentes. Le risque de passage à l’acte est élevé dans la dépression bipolaire. Un nombre non négligeable de dépression juvénile présente un virage maniaque de manière naturelle ou après une exposition à un antidépresseur.bipolaritjuvnilebpj.jpg

 

Chez le jeune patient bipolaire, la tristesse ou  l’euphorie ne sont pas aussi marquées que chez le bipolaire adulte. Les changements d’humeur, d’énergie et d’activité, sont brusques et de courtes durées. Plusieurs accès peuvent avoir lieu au cours de la même journée. Le jeune semble en permanence agité, hyperactif, speed et peu attentif.

Les  états mixtes sont fréquents. Ils seraient  liés à la forte instabilité émotionnelle typique des enfants et des adolescents. Les accès maniaques avec des idées délirantes et des hallucinations sont aussi très fréquents.

Le jeune patient a des douleurs diverses, des symptômes digestifs, un état de fatigue physique extrême surviennent dans les phases dépressives. Il a du mal à mettre des mots sur sa dépression qui s’exprime plutôt par des manifestations physiques.

Le dépistage de la bipolarité juvénile doit se faire face à des dérèglements répétitifs des niveaux d’humeur et d’énergie et des épisodes brefs, mineurs et récurrents de dépression et d’hypomanie. Parfois le diagnostic est suspecté en cas d’échec scolaire, d’anxiété complexe, de troubles des conduites alimentaires ou des conduites antisociales.

Sources : bipolaire-info 

 

En savoir plus : L’association CTAH-Recherche

 

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Etre aidant d’un bipolaire

Posté par association bipolaire provence le 14 septembre 2011

Le rôle d’aidant de bipolaire est difficile à assumer. Cependant le rôle des proches dans le succès du traitement de la bipolarité est essentiel. L’entourage peut s’impliquer en ayant une meilleure compréhension de la maladie et de son traitement notamment grâce à la psychoéducation, en convainquant le malade de prendre son traitement médicamenteux et de suivre une thérapie, ainsi qu’en étant attentifs aux éventuelles rechutes.

En l’absence de traitement, partager la vie d’un bipolaire est difficile et compliqué. Les répercussions des troubles du comportement pendant les phases maniaques et le sentiment d’impuissance à soulager la souffrance des phases dépressives sont lourdes de conséquence sur les relations familiales. Il est difficile pour l’entourage de ne pas en vouloir au bipolaire.

Chaque bipolaire a une  position différente face à la maladie. Certains refusent d’accepter qu’ils sont malades. Ils se sentent incompris et rejetées. Ils peuvent être alors agressifs lorsqu’on évoque un traitement médicamenteux. D’autres redoutent le prochain épisode et ont honte de leurs comportements. La culpabilité prédomine face aux conséquences familiales, sociales et professionnelles de la maladie. aidantdebipolaire.jpg

Les proches jouent un rôle essentiel dans la prise en charge médicale des troubles bipolaires. Ils peuvent convaincre leur proche de consulter un psychiatre et aider au diagnostic en fournissant des indications sur les phases maniaques et dépressives, souvent ignorées ou sous-estimées par le patient. Ils peuvent également constituer un soutien essentiel lors de la mise en place du traitement. Enfin, ils peuvent être vigilants sur l’apparition de signes annonçant une rechute.

 

Il est primordial que les proches participent aux sessions de psychoéducation proposées. Ces programmes améliorent leur connaissance de la maladie, proposent des attitudes à adopter pour aider le bipolaire et leur fournissent l’opportunité d’échanger leur expérience avec d’autres familles touchées par la maladie.

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Bipolarité et addictions

Posté par association bipolaire provence le 29 juillet 2011

bipolaritettabac.jpgUne étude israélienne  menée par le Dr Anatoly Kreinin du Centre de santé mentale dans Tirat Carmel, a constaté le pourcentage des fumeurs était plus élevé parmi les bipolaires que dans la population générale en Israël.

Cette recherche a également constaté que les bipolaires ont tendance à consommer plus d’alcool et de drogues que les non-bipolaires.

Les résultats de l’étude ont été publiés en Juin dans Journal of Comprehensive Psychiatry. 102 patients atteints de trouble bipolaire ont été répartis en 2 catégories « fumeurs » et   « non-fumeurs ». La catégories « fumeurs » a été subdivisée en « fumeurs modérés (jusqu’à 20 cigarettes par jour) » et « gros fumeurs ». Il a également été tenu compte de leur âge au moment de l’apparition de la maladie, le nombre de foyers qu’ils ont eu, l’intensité de leurs symptômes psychotiques, leur consommation de médicaments, et données socio-économiques.

Cette étude a été faite sur 102 bipolaires. Ces patient ont été classés deux catégories : fumeurs ou non  non fumeurs, puis subdivisé en plus de 20 cigarettes par jour  ou encore, par exemple, moins de 5 cigarettes par jour.  L’étude a également classé les sujets en fonction de leur âge, de leurs maladies mentales, de l’intensité de leurs symptômes, de la consommation de médicaments, etc…

Les résultats montrent que 53,90 % des patients malades de dépression sont des fumeurs. Notons que ce chiffre est 2.36 fois plus élevé que le taux de tabagisme de la société israélienne. L’étude avance par ailleurs de 70.90 % des dépressifs israéliens ont commencés à fumer avant de souffrir de troubles psychiatriques.

Selon, le Dr Kreinin, avant de traiter les dépressifs, il faudrait commencer par les désintoxiquer des cigarettes, de l’alcool ou des drogues. Un programme de réadaptation complet doit être créé et impliquer des spécialistes de la toxicomanie.

Le médecin ajoute que : « lorsque les bipolaires suivent  leur traitement, ils peuvent avoir une vie stable » mais « lorsqu’ils ne le suivent pas, leurs dépendances augmentent et l’effet sur la maladie n’est que pire ».

Si l’équipe israélienne ne prouve pas que la cigarette rend dépressif, elle met tout de même en lumière qu’une grande partie des malades sont des fumeurs.

Sources : israelnationalnews

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