• Lieu des réunions

    Pôle psychiatrique centre
    La Conception
    145 boulevard Baille
    13005 Marseille

  • Adresse postale

    Cité des Associations
    Boite aux lettres n° 447
    93, la Canebière
    13001 Marseille

    bipolaireprovence@gmail.com

  • Pages

  • Archives

  • Accueil
  • > Recherche : accès dépressif

Résultats de votre recherche

Manuel de psychoéducation – Troubles bipolaires

Posté par association bipolaire provence le 30 octobre 2013

 

Manuel de psychoéducation – Troubles bipolaires

Christian Gay, Marianne Colombani

 

« La psychoéducation propose aux patients un accompagnement personnalisé visant à améliorer le suivi thérapeutique et la qualité de vie. Ce manuel présente 15 séances de psychoéducation clefs en main pour stabiliser la maladie.

  • Un outil vivant qui conjugue rigueur scientifique et accessibilité pour mettre en lumière et décrypter les techniques, méthodes et possibilités de traitements.
  • Un recueil d’informations complet et précis sur le sujet qui s’adresse à tous ceux qui sont concernés par ces troubles et souhaitent en comprendre les mécanismes, les signes et symptômes, ainsi que les différentes formes. Des questionnaires, grilles d’activités, et graphiques à compléter pour observer au quotidien l’évolution de son trouble.
  • Des conseils et des recommandations qui permettent d’anticiper, d’adapter son rythme de vie ou de faire comprendre les troubles de l’humeur à son entourage.

Christian Gay – psychiatre, cofondateur de « France dépression », coordinateur d’un programme psychoéducatif destiné aux patients bipolaires. Auteur notamment de Vivre avec un maniacodépressif (Hachette, 2008, Fayard 2010), Vivre avec des hauts et des bas (Hachette littérature 2002, J’ai lu, 2004), Guide des médicaments psy (Livre de poche 2001)

Marianne Colombani – architecte et graphiste. Elle se bats contre la bipolarité depuis plus de quinze ans « 

 

Sources : Dunod

 

Manuel de psychoéducation - Troubles bipolaires dans 08 Ouvrages manuel-de-psychoeducation-troubles-bipolaires-236x300

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans 08 Ouvrages | Pas de Commentaires »

Livre : « Le roman du mariage »

Posté par association bipolaire provence le 27 mars 2013


Le roman du mariage

Jeffrey Eugenides

Livre : « Jules et Jim, années 80.
Université de Brown, années 80. Madeleine Hanna est l’intellectuelle par excellence, la jeune femme douée qui fait une thèse sur « Jane Austen, George Eliot et la question du mariage dans le roman anglais ». Comme dans ces fictions qu’elle dissèque, elle se retrouve au cœur d’un dilemme. Une femme, deux hommes : quelles possibilités ? Charismatique, séduisant, Leonard Bankhead n’en est pas moins dévoré par des accès maniaco-dépressifs. Mitchell Grammaticus, lui, est un étudiant presque trop sérieux, un ami fidèle.

Bien sûr, Madeleine tombe sous le charme de Leonard. Bien sûr, Mitchell tombe sous le charme de Madeleine.

Ils découvrent avec exaltation la littérature, Roland Barthes, les Talking Heads, la sémiologie et l’amour. Au fil des lectures, des discussions, des analyses, ils pensent apprendre à déchiffrer le monde. Mais la réalité ne fait pas de cadeaux, surtout à ceux qui pensent que les romans leur ont tout appris. Pour les trois jeunes gens, elle se révèle brutale : Madeleine et Leonard se marient, mais le jeune homme est rattrapé par ses pulsions autodestructrices. Il est bipolaire. Sous traitement. Des hauts et des très bas. A travers-lui ressort toute la souffrance due à cette terrible maladie. L’auteur y consacre une très grande partie de son livre et on essaie de comprendre tout le processus psychologique de cette maladie mentale.

Mitchell fuit à Paris puis en Inde, sans parvenir tout à fait à oublier Madeleine.

Acclamé dans le monde entier, ce nouveau livre de l’auteur de Middlesex réinvente l’idée même d’intrigue conjugale. Que deviennent les histoires d’amour dans une époque qui dynamite tous les schémas ? D’un classique triangle amoureux, Jeffrey Eugenides tire un texte magistral, d’une ampleur comparable à Freedom de Jonathan Franzen.

Jeffrey Eugenides est né à Detroit en 1960. Son premier roman, Virgin Suicides a connu un succès international avant d’être adapté au cinéma par Sofia Coppola. Véritable phénomène, Middlesex (L’Olivier, 2003) a été traduit dans une trentaine de pays et a obtenu le prix Pulitzer.  » L’éditeur.

Publié aux Editions de l’Olivier, en janvier 2013

Publié dans 08 Ouvrages | Pas de Commentaires »

La sismothérapie et la stimulation magnétique transcranienne

Posté par association bipolaire provence le 10 mars 2012


Par
Le Docteur R-M Richieri, psychiatre
réunion du jeudi 8 mars 2012

La sismothérapie et la stimulation magnétique transcranienne sont des techniques de stimulation cérébrales a laquelle l’on a recours lorsque les traitements médicamenteux et les psychothérapies ne font pas ou plus effet.

La sismothérpapie

A l’heure actuelle la seule technique reconnue et validée en France pour le traitement de la dépression majeure, l’accès maniaque et les hallucinations, est la sismothèrapie. Elle est aussi appelée aussi ECT (electro-conulsive-thérapie), électronarcose ou encore électrochocs.

La sismothérpapie est un traitement ancien, bien antérieur aux médicaments. La première séance d’électrochocs a eu lieu en 1938 alors que les premiers antidépresseurs datent des années 50.

Bien avant 1938, on avait remarqué que l’état des  patients atteints de troubles de l’humeur s’améliorait après avoir eu des convulsions suite à une forte fièvre. Pour provoquer ces fièvres on injecta la malaria aux patients. L’on se rendit compte que les patients atteint conjointement de bipolarité et d’épilepsie allaient mieux après une crise d’épilepsie. L’on injecta alors de l’insuline pour provoquer un coma puis une crise d’épilepsie.

La découverte de l’électrochoc a été faite par Ugo Cerletti, professeur de psychiatrie à l’Université de Rome en 1938. Il a utilisé un courant électrique sur un patient. L’activité antiépileptique serait bénéfique.

Aujourd’hui, le patient subi une anesthésie générale. Deux électrodes sont apposés sur ses tempes. Pendant 2 à 8 secondes on envoie un courant électrique qui atteint le cortex cérébral. Ce courant se propage sur tout le cortex et cela crée une crise d’épilepsie. Le patient convulse 20 à 30 secondes. La durée d’endormissement du patient est de 3 minutes. Au bout d’une demi-heure il est totalement réveillé.

Les ECT sont prescrites sous forme de cures. Les séances sont répétées 2 à 3 fois par semaine pendant 4 à 6 mois selon l’état du patient. Puis lorsque la cure a été efficace, des séances de rappel sont administrées.

Il y a peu de contre indications à la prescription de ce traitement, si ce n’est une allergie aux anesthésiants ou une défaillance cardiaque.

Les effets indésirables sont :

-    Ceux liés à l’anesthésie
-    Maux de tête traités efficacement par des antalgiques courants
-    Fractures liées à la crise épileptique mais limitées par l’utilisation de curares
-    Pertes de mémoires très fréquentes. Certaines régressent rapidement à l’arrêt du traitement, d’autres peuvent s’avérer irréversibles.

La sismothérapie enraye l’épisode dépressif ou maniaque dans 80 à 90% des cas alors que le traitement par antidépresseur pour l’épisode dépressif fonctionne 2 fois sur 3.

La stimulation magnétique transcranienne

Le premier essai clinique date de 1993. A ce jour ce traitement est du domaine de la recherche alors qu’il a été validé en 2008 aux USA.

Il s’agit de déplacer à la surface du crâne du patient une sonde qui génère des micro-impulsions magnétiques de forte intensité.

Le courant agit comme dans la sismothérapie. Les circuits des neurones se remettent à fonctionner normalement.

Le traitement se fait par cure. Les patients viennent tous les jours à l’hôpital. La séance dure environ ¼ d’heure et n’a pas d’effets secondaires si ce n’est des maux de tête traités par des antalgiques. Ce traitement est mieux toléré que la sismothérapie.

La TMS et la sismothérapie ne remplacent les traitements médicamenteux. Il s’agit de traitements prescrits lors de crises profondes. Les patients doivent continuer de prendre leurs médicaments.

La TMS et la sismothérapie permettent aux patients d’être en rémission.

Publié dans 12 Conférences | Pas de Commentaires »

Comment aider un bipolaire lors d’un accès dépressif ?

Posté par association bipolaire provence le 24 novembre 2011

 

Lors de la phase dépressive, le bipolaire est triste, irritable, agressif et renfermé. Il n’a plus confiance en lui, se dévalorise et culpabilise, ce qui le conforte  dans son état. Un comportement non adapté de ses proches peut aggraver la situation. Alors comment l’aider ?

phasedepressive.jpg

Avant tout, l’aidant doit reconnaitre les symptômes de l’accès, être compréhensif et ne pas sous-estimer le caractère sérieux de cet état. Le patient n’a plus d’énergie, plus de motivation. Il voit l’avenir sombre et sans espoir.  Il est important que l’aidant soit serein et persévérant, surtout lorsque le malade est irritable, nerveux voire agressif.  Ses paroles peuvent alors dépasser sa pensée. Il ne faut alors, pas prendre ces paroles comment argent comptant mais ne pas oublier que  le bipolaire n’est pas dans son état normal.

Il faut éviter toute leçon de morale. Certaines phrases ont un effet dévastateur sur le déprimé et  accentuent la culpabilité. Il ne faut pas non plus, lui dire de se ressaisir car il en est incapable sans aide. De plus, il est inutile d’évoquer la logique ou la raison.

Il est primordial que l’aidant exprime ses sentiments au bipolaire et lui fasse part de son envie de l’aider. Cela implique de faire preuve de compassion et de patience. Ce qui n’est pas toujours facile lorsqu’on à supporter une humeur négative permanente. Faire preuve de soutien implique de montrer des signes d’encouragement et d’espoir.

L’aidant pourra aider le malade à prendre ses rendez-vous, à rechercher des traitements et respecter la prise du traitement. Il encouragera le bipolaire à mener une vie saine. Il pourra aussi participer à des activités sportives et/ou ludiques.

Ne pas oublier qu’il s’agit d’un épisode qui prendra fin.

Publié dans 05 Conseils bipolaires/aidants | Pas de Commentaires »

La Bipolarité juvénile

Posté par association bipolaire provence le 7 novembre 2011

 

Les premiers symptômes de la bipolarité juvénile ne sont généralement pas les mêmes que ceux rencontrés chez les bipolaires adultes.

L’accès maniaque se déclare souvent brutalement. L’humeur du jeune patient  se caractérise par une euphorie pathologique et des idées, des sentiments de grandeur,  une irritabilité avec des tornades affectives ou des explosions agressives. L’irritabilité est sévère, persistante et parfois violente. Au cours de ces explosions, le jeune est menaçant avec des comportements d’attaque dirigés vers la famille, des adultes, d’autres enfants ou les enseignants. Entre les explosions, le jeune est irritable, mal dans sa peau, impatient, incapable de rester calme, hyperactif avec une activité mal dirigée et peu organisée. En conséquence, le fonctionnement global est assez bas et l’intensité de la désadaptation conduit souvent à une hospitalisation en psychiatrie ou à un traitement antipsychotique.

Les accès dépressifs comportent souvent des symptômes typiques, comme le ralentissement psychomoteur, une forte inhibition, une réduction des intérêts et des activités agréables, un mauvais sommeil, des troubles de l’appétit, des difficultés de concentration et une baisse de l’activité scolaire… L’irritabilité et la colère dominent sur la tristesse proprement dite et l’humeur demeure sensible aux événements extérieurs ; elle s’améliore avec les bonnes nouvelles. On observe souvent des plaintes somatiques avec beaucoup d’anxiété. Le travail scolaire est altéré avec une baisse massive de l’attention. Dans ces phases, les signes d’anxiété de séparation et de la sensibilité au rejet sont accentués, et les idées suicidaires sont fréquentes. Le risque de passage à l’acte est élevé dans la dépression bipolaire. Un nombre non négligeable de dépression juvénile présente un virage maniaque de manière naturelle ou après une exposition à un antidépresseur.bipolaritjuvnilebpj.jpg

 

Chez le jeune patient bipolaire, la tristesse ou  l’euphorie ne sont pas aussi marquées que chez le bipolaire adulte. Les changements d’humeur, d’énergie et d’activité, sont brusques et de courtes durées. Plusieurs accès peuvent avoir lieu au cours de la même journée. Le jeune semble en permanence agité, hyperactif, speed et peu attentif.

Les  états mixtes sont fréquents. Ils seraient  liés à la forte instabilité émotionnelle typique des enfants et des adolescents. Les accès maniaques avec des idées délirantes et des hallucinations sont aussi très fréquents.

Le jeune patient a des douleurs diverses, des symptômes digestifs, un état de fatigue physique extrême surviennent dans les phases dépressives. Il a du mal à mettre des mots sur sa dépression qui s’exprime plutôt par des manifestations physiques.

Le dépistage de la bipolarité juvénile doit se faire face à des dérèglements répétitifs des niveaux d’humeur et d’énergie et des épisodes brefs, mineurs et récurrents de dépression et d’hypomanie. Parfois le diagnostic est suspecté en cas d’échec scolaire, d’anxiété complexe, de troubles des conduites alimentaires ou des conduites antisociales.

Sources : bipolaire-info 

 

En savoir plus : L’association CTAH-Recherche

 

Publié dans 11 News | Pas de Commentaires »

Accès dépressif : stratégie à mettre en place dés les premiers prodromes

Posté par association bipolaire provence le 3 septembre 2011

Pour de nombreux bipolaires, la rentrée est synonyme de coup de déprime voire d’un  épisode dépressif. Il est important de savoir repérer les prodromes (symptômes précurseurs) d’un accès dépressif. Pour cela lire ce post.

Si les signes sont présents, il est alors primordial de mettre en place une stratégie, en complément du traitement médicamenteux prescrit par le psychiatre et de la thérapie :

  • Gérer  les sources de stress à l’aide d’exercices simples de relaxation
  • Prendre du recul par rapport à ses pensées stressantes. Les relativiser. A chaque pensée stressante, se poser trois questions : Cette pensée est-elle avérée ? Ma réaction n’est-elle pas disproportionnée ?  Que puis-je faire pour y remédier ?
  • Planifier sa journée à l’avance
  • Faire une liste des tâches à accomplir (journalière ou hebdomadaire) et se féliciter au fur et à mesure où elles ont été accomplies
  • Maintenir une vie sociale : recevoir sa famille, ses amis, échanger régulièrement avec ses proches
  • Exprimer ses émotions et ses besoins de manière régulière et adaptée
  • Faire une activité sportive régulière
  • S’accorder des temps de repos dans la journée
  • Avoir des activités qui procurent du plaisir et du bien-être
  • Ecouter des musiques qui évoquent des émotions positives
  • S’exposer à la lumière du jour régulièrement
  • Ne pas hésiter à allez chercher de l’aide

Et surtout se remettre en mémoire qu’il s’agit d’un épisode donc avec un début et une fin.

Publié dans 05 Conseils bipolaires/aidants | Pas de Commentaires »

Le trouble bipolaire n’augmente pas le risque de crimes violents

Posté par association bipolaire provence le 23 juin 2011

Faire évoluer les mentalités du grand public face aux peurs que suscitent les maladies mentale. Vaste débat, que le projet de loi sur les soins psychiatriques sans consentement adoptée le 15 juin 2011, remet aussi à l’ordre du jour.

letroublebipolairenaugmentepaslerisquedecrimesviolents.jpg

Une étude du  Karolinska Institutet (Suède) suggère que le trouble bipolaire n’augmente pas le risque de commettre des crimes violents. Au lieu de cela, la surreprésentation des bipolaires dans les statistiques de criminalité violente est presque totalement attribuable aux abus de drogues.

Le débat public sur les crimes violents, où un malade psychiatrique est impliqué, induit généralement que cette violence est une conséquence directe de la maladie. Des recherches antérieures ont également suggéré que les bipolaires seraient plus susceptibles de se comporter violemment. Toutefois, il a été difficile de savoir si la violence est due au trouble lui-même, ou si elle est la  cause  de la personnalité de l’individu ou de son mode de vie.

La nouvelle étude, menée par des chercheurs de l’Institut Karolinska et l’Université d’Oxford, a été présentée en septembre 2010 dans la revue scientifique Archives of General Psychiatry. Les chercheurs ont comparé le taux de crimes violents de plus de 3.700  bipolaires soignés dans des hôpitaux suédois entre 1973 et 2004 avec celle de 37.000 individus de la population en général.

Dans cette étude,  21% des patients atteints de trouble bipolaire et souffrant d’une addiction (alcool ou drogues) ont été reconnus coupables de crimes violents. Chez les bipolaires sans addiction le taux s’élève à 5 % alors que chez les individus en général, il est de 3%. Les différences proviennent de la comptabilisation de l’âge, du sexe, des personnes issues de l’immigration, du statut socio-économique, et de la prise en compte d’un accès maniaque ou dépressif plus ou moins récent.

 » Fait intéressant, en corrélation avec les résultats antérieurs que nous avons observé dans la schizophrénie. Les bipolaires, aussi,  ne sont pas plus violents que les individus ne souffrant pas de pathologie psychiatrique, à condition qu’il  se souffre pas d’une toxicomanie « , explique le professeur Niklas Långström, chef de le Centre de prévention de la violence au Karolinska Institutet, et l’un des chercheurs à l’origine de l’étude.

Selon les chercheurs, les résultats confirment la nécessité d’initiatives visant à prévenir, identifier et traiter l’abus de substance, afin de  lutter contre la criminalité violente. En outre, le professeur Långström espère que les résultats de cette étude permettront de changer les mentalités qui assimilent  les malades psychiatriques à des criminels violents.

 » La peur injustifiée et la stigmatisation de la maladie augmente l’aliénation mentale des personnes atteintes de troubles psychiatriques et les rend moins enclins à rechercher les soins dont ils ont besoin «   commente le professeur Långström.

Meilleure sera l’information sur la bipolarité, meilleure sera la compréhension et l’acceptation de la maladie par le grand public. Car la peur de la  maladie psychiatrique provient avant tout de l’ignorance.

 Sources : Karolinska Institutet Suède

Publié dans 11 News | Pas de Commentaires »

3. Les traitements médicamenteux prescrits aux patients bipolaires

Posté par association bipolaire provence le 20 mai 2011

Retrouver les dernières infos de notre association :   ICI


Les traitements médicamenteux prescrits aux patients bipolaires visent : 

            – à assurer un traitement de fond pour réguler l’humeur,

            – à réduire les symptômes les plus aigus,

            – à prévenir la survenue de nouveaux épisodes.

Ils ne guérissent pas la maladie mais sont essentiels à la bonne santé des bipolaires.

Cette liste est non exhaustive. Elle est donnée à titre uniquement informative. Elle n’a pas pour but de conseiller une molécule plutôt qu’une autre.

Seul un médecin est habilité à prescrire le traitement approprié à son patient.

traitements.jpg

 

 

I. Le traitement de fond : les thymorégulateurs

Les thymorégulateurs, ou normothymiques, sont des psychotropes (1) ayant pour indication la stabilisation de l’humeur et la prévention des rechutes. Les molécules prescrites sont généralement :

Le lithium (Théralite)

Le lithium est un traitement efficace dans le traitement des phases maniaques et dépressives. La concentration sérique de lithium et la fonction thyroïdienne sont régulièrement contrôlées. Les premiers effets bénéfiques apparaissent généralement au bout de 6 à 8 semaines. Cependant, le lithium ne conviendrait pas au traitement de la manie sévère, des états mixtes et des cycles rapides. Les patients ayant peu d’épisodes d’humeur extrême au cours de leur vie,  réagiraient le mieux au traitement que les autres

Les anticonvulsivants (TégrétolDépamide, Dépakote, Lamictal)

Les  traitements pour le trouble bipolaire ont évolué avec  l’introduction des anticonvulsivants, parmi lesquels on compte la carbamazépine (Tégrétol), l’Acidevalproïque (Dépakote, Dépamide, Dépakine) et la lamotrigine (Lamictal). Les patients présentant des cycles rapides ou des épisodes mixtes réagiraient mieux à ce type de traitement.

Les résultats de plusieurs études montrent que la carbamazépine et l’Acidevalproïque possèdent des effets antimaniaques et antidépressifs, à la fois seule et en combinaison avec le lithium ou avec des antidépresseurs.

La lamotrigine est un aussi un anticonvulsivant utilisé dans le trouble bipolaire. Plusieurs études ont montré que la lamotrigine est efficace pour le traitement de la dépression et des cycles rapides du trouble bipolaire. La lamotrigine doit être utilisée avec précaution. Le traitement est lent et progressif. Il est à noter que certains effets secondaires graves rares peuvent survenir.

Les thymorégulateurs ne sont jamais efficaces immédiatement. Le délai d’action est variable selon les molécules et les patients. Il faut généralement 6 mois de traitement continu pour s’assurer de l’effet ou du non effet du traitement.

 
.png  
  Lire les articles relatifs à la Dépakine, Depakote, Tégrétol et la grossesse : ICI 
 
 
 
Les antipsychotiques atypiques (Zyprexa, Risperdal, Abilify et Xéroquel)

Les antipsychotiques atypiques désignent une sous-classe pharmacologique des neuroleptiques utilisés dans le traitement médicamenteux de troubles psychiatriques.  Le qualificatif “atypique” est utilisé pour distinguer ces médicaments des antipsychotiques “typiques”. En effet, les antipsychotiques atypiques sont réputés être plus spécifiques avec moins d’effets indésirables et  plus efficaces. Ils sont apparus au début des années 1990. Les molécules prescrites sont généralement : l’olanzapine (Zyprexa), la rispéridone (Rispéridal), l’aripriprazole (Abilify) et la quétiapine (Xéroquel).

 (1) substance qui agit principalement sur l’état du système nerveux central en y modifiant certains processus biochimiques et physiologiques cérébraux

En plus des traitements de fond pour réguler l’humeur, les patients bipolaires ont besoin de médicaments spécifiques lors des accès maniaques ou dépressifs.

medicaments2.jpg

II. Les traitements des phases aigües


La phase maniaque

Les neuroleptiques ou antipsychotiques (1) sont des médicaments à effet neurobiologique, utilisés entre autre dans le traitement de la bipolarité. Ils  agissent sur les neurones, plus spécifiquement sur les transmetteurs. Les molécules permettent aux neurones de communiquer entre eux. Le transmetteur le plus particulièrement visé est ladopamine.

Les antipsychotiques typiques 

Les antipsychotiques typiques ou « de première génération » sont une sous-classe des neuroleptiques. Ils agissent rapidement et efficacement sur les hallucinations, les idées délirantes, les troubles du moi et les perturbations de la pensée. Découverts dans les années 1950, ils sont de plus en plus remplacés par les neuroleptiques dits atypiques. Ils présentent des  effets indésirables désagréables. Cependant, en fonction de la pathologie, les médecins peuvent prescrire dans le traitement des états maniaques : l’halopéridol  (Haldol),la cyamémazine (Tercian), l’Amisulpride (Solian), la Pipampérone (Dipiperon).

Les antipsychotiques atypiques

Les antipsychotiques atypiques désignent une sous-classe pharmacologique des neuroleptiques utilisés dans le traitement médicamenteux de troubles psychiatriques.  Le qualificatif « atypique » est utilisé pour distinguer ces médicaments des antipsychotiques « typiques ». En effet, les antipsychotiques atypiques sont réputés être plus spécifiques avec moins d’effets indésirables et  plus efficaces. Ils sont apparus au début des années 1990. Les molécules prescrites sont généralement :l’olanzapine (Zyprexa),la rispéridone (Rispéridal),l’aripriprazole (Abilify).

Les effets secondaires sont fréquents mais s’estompent après quelques semaines.  D’autres effets secondaires sont plus  importants comme une prise de poids rapide ou des dérèglements du métabolisme. Il est donc important d’avoir un suivi médical très régulier.

(1)    médicaments agisaent sur le psychisme et plus particulièrement utilisés dans le traitement des psychoses

La phase dépressive

Les antidépresseurs

La prescription des antidépresseurs, dans le trouble bipolaire, fait l’objet d’un vaste débat au sein de la communauté médicale internationale. En effet, nombreux sont les spécialistes qui recommandent une plus grande prudence dans leur utilisation. En effet, le risque de virages maniaques ou hypomaniaques sous antidépresseurs est relativement important. Ils sont généralement justifiés en cas de dépressions d’intensité sévère et toujours en association avec un thymorégulateur.

En pratique, les ISRS (3) sont les plus prescrits dans ce contexte car ils ont moins de risque d’induire des virages de l’humeur. Il est recommandé,  en pratique, d’arrêter progressivement le traitement antidépresseur dans les six mois qui suivent la rémission de l’épisode dépressif, afin de diminuer le risque.

Compte tenu des facteurs de risques, une surveillance médicale stricte est indispensable. La dépression bipolaire n’est pas dépression nerveuse comme les autres. Les antidépresseurs ne sont donc généralement justifiés qu’en cas de dépressions d’intensité sévère et toujours en association avec un thymorégulateur.Les molécules ISRS (2) prescrites sont généralement  lecitalopram (Seropram),la fluoxétine (Prozac),loxalate d’escitalopram (Seroplex),  la paroxétine (Deroxat).
-  La sertraline (Zoloft
.

(2)  inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine

Les bipolaires peuvent aussi souffrir d’autres symptômes comme l »anxiété et/ou l’insomnie. ll existe un certain nombres de molécules visant à réduire ces manifestations.

Cette troisième partie aborde les traitements complémentaires actuels, délivrés aux patients bipolaires. Cette liste est non exhaustive. Elle est donnée à titre uniquement informative. Elle n’a pas pour but de conseiller une molécule plutôt qu’une autre. Seul un médecin est habilité à prescrire le traitement approprié à son patient.

Ces médicaments ne guérissent pas la maladie mais sont essentiels à la bonne santé des bipolaires.

medicament3

III. Les traitements complémentaires

Les anxiolytiques

Les anxiolytiques, nommés également tranquillisants ou calmants,  sont des molécules agissant sur les symptômes liés à l’anxiété plus communément appelés angoisses. Plusieurs familles de médicaments sont utilisées dans cette indication. Il existe différentes classes de molécules anxiolytiques :

-  Les benzodiazépines

-  Les anxiolytiques de familles diverses : antihistaminiques (hydroxyzine), carbamates (méprobamate), étifoxine, buspirone, captodiame.

-  Les antidépresseurs utilisés comme anxiolytiques (dans l’anxiété généralisée, les TOC ou certaines phobies)

-  Les neuroleptiques, à faible dose, sont parfois utilisés dans cette indication.

Les plus couramment utilisés dans le troubles bipolaires sont les benzodiazépines. Ils produisent des effets rapides Ils diminuent la tension anxieuse, physique et psychique. Ils s’accompagnent généralement de certains effets secondaires : somnolence, troubles de la mémoire, troubles de l’équilibre et phénomène de dépendance et d’accoutumance. Les benzodiazépines doivent être prescrites sur de courtes durées.

Les benzodiazépines

Les molécules prescrites sont généralement : l’alprazolam(Xanax), le Bromazépam (Lexomil), le Clobazam (Urbanyl), la Clonazépam (Rivotril, Veratran), le Clorazépate (Noctran, Tranxène), le Diazépam (Valium), le Flunitrazépam (Rohypnol), le Lorazépam (Temesta), le Lormétazépam (Noctamide), le Nordazépam (Nordaz), l’Oxazépam (Seresta ),le Prazépam (Lysanxia), le Tétrazépam (Panos).

Les hypnotiques

Les bipolaires peuvent souffrir de troubles du sommeil. Les hypnotiques actuels sont de la famille des benzodiazépines, des cyclopyrrolones et desimidazopyridines. Ils ont  la propriété de provoquer le sommeil, dans un délai court.

Les benzodiazépines à action prolongée

Le Nitrazépam (Mogadon), l’Estazolam (Nuctalon),le Flunitrazépa (Rohpypnol)

Les benzodiazépines à action intermédiaire

Le Lormétazépam  (Noctamide), le Témazépam (Normisson), le Loprazolam (Havlane)

Les Cyclopyrrolnes

Le Zopiclone (Imovane)

Les Imidazopyridines

Le Zolpidem (Stylnox)

Les dérivés de la phénothizine

L’aliménazine (Théralène)

 

Les médicaments précités sont prescrits à titre personnel, uniquement par un médecin, dans des quantités précises.

 

Il ne faut pas les recommander, ni en donner à d’autres personnes.

MAJ 05/05/18

Retrouver les dernières infos de notre association :   ICI

 

Publié dans | Pas de Commentaires »

Les traitements médicamenteux prescrits aux patients bipolaires (2/3)

Posté par association bipolaire provence le 13 mai 2011


En plus des traitements de fond pour réguler l’humeur, les patients bipolaires ont besoin de médicaments  spécifiques, lors des accès maniaques ou dépressifs.

Ils ne guérissent pas la maladie mais sont essentiels à la bonne santé des bipolaires.

Cette seconde partie traite donc des médicaments actuels utiliser lors de ces phases. Cette liste est non exhaustive. Elle est donnée à titre uniquement informative. Elle n’a pas pour but de conseiller une molécule plutôt qu’une autre.

Seul un médecin est habilité à prescrire le traitement approprié à son patient.

 

medicaments2.jpg

 

II. Les traitements des phases aigües


La phase maniaque

Les neuroleptiques ou antipsychotiques (1) sont des médicaments à effet neurobiologique, utilisés entre autre dans le traitement de la bipolarité. Ils  agissent sur les neurones, plus spécifiquement sur les transmetteurs. Les molécules permettent aux neurones de communiquer entre eux. Le transmetteur le plus particulièrement visé est ladopamine.

Les antipsychotiques typiques 

Les antipsychotiques typiques ou « de première génération » sont une sous-classe des neuroleptiques. Ils agissent rapidement et efficacement sur les hallucinations, les idées délirantes, les troubles du moi et les perturbations de la pensée. Découverts dans les années 1950, ils sont de plus en plus remplacés par les neuroleptiques dits atypiques. Ils présentent des  effets indésirables désagréables. Cependant, en fonction de la pathologie, les médecins peuvent prescrire dans le traitement des états maniaques : l’halopéridol  (Haldol),la cyamémazine (Tercian), l’Amisulpride (Solian), la Pipampérone (Dipiperon).

Les antipsychotiques atypiques

Les antipsychotiques atypiques désignent une sous-classe pharmacologique des neuroleptiques utilisés dans le traitement médicamenteux de troubles psychiatriques.  Le qualificatif « atypique » est utilisé pour distinguer ces médicaments des antipsychotiques « typiques ». En effet, les antipsychotiques atypiques sont réputés être plus spécifiques avec moins d’effets indésirables et  plus efficaces. Ils sont apparus au début des années 1990. Les molécules prescrites sont généralement :l’olanzapine (Zyprexa),la rispéridone (Rispéridal),l’aripriprazole (Abilify).

Les effets secondaires sont fréquents mais s’estompent après quelques semaines.  D’autres effets secondaires sont plus  importants comme une prise de poids rapide ou des dérèglements du métabolisme. Il est donc important d’avoir un suivi médical très régulier.

(1)    médicaments agisaent sur le psychisme et plus particulièrement utilisés dans le traitement des psychoses

 

La phase dépressive

Les antidépresseurs

La prescription des antidépresseurs, dans le trouble bipolaire, fait l’objet d’un vaste débat au sein de la communauté médicale internationale. En effet, nombreux sont les spécialistes qui recommandent une plus grande prudence dans leur utilisation. En effet, le risque de virages maniaques ou hypomaniaques sous antidépresseurs est relativement important. Ils sont généralement justifiés en cas de dépressions d’intensité sévère et toujours en association avec un thymorégulateur.

En pratique, les ISRS (3) sont les plus prescrits dans ce contexte car ils ont moins de risque d’induire des virages de l’humeur. Il est recommandé,  en pratique, d’arrêter progressivement le traitement antidépresseur dans les six mois qui suivent la rémission de l’épisode dépressif, afin de diminuer le risque.

Compte tenu des facteurs de risques, une surveillance médicale stricte est indispensable. La dépression bipolaire n’est pas dépression nerveuse comme les autres. Les antidépresseurs ne sont donc généralement justifiés qu’en cas de dépressions d’intensité sévère et toujours en association avec un thymorégulateur.Les molécules ISRS (2) prescrites sont généralement  lecitalopram (Seropram),la fluoxétine (Prozac),l’oxalate d’escitalopram (Seroplex),  la paroxétine (Deroxat).
-  La sertraline (Zoloft)  .

(2)  inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine

 

Les médicaments précités sont prescrits à titre personnel, uniquement par un mèdecin, dans des quantités précises.

Il ne faut pas les recommander, ni en donner à d’autres personnes.

… A suivre

 

Publié dans 02 Thérapeutiques | Pas de Commentaires »

Les différentes thérapies proposées aux bipolaires

Posté par association bipolaire provence le 26 mars 2011

Allier la psychothérapie au traitement médicamenteux est de plus en plus préconisée pour les bipolairse. Elle vise au mieux être du patient et aussi à augmenter le suivi du traitement par ce dernier. De plus, la psychothérapie réduirait le nombre et la durée des hospitalisations ainsi que les rechutes. Elle améliorerait le fonctionnement social et la qualité de la vie. Elle diminuerait aussi les risques de suicide.

Il existe différentes approches psychothérapeutiques dont la psychoéducation, la thérapie cognitive et comportementale (TCC), les thérapies familiales, la thérapie de groupe et/ou la thérapie individuelle adaptée au cas par cas.


Psychoéducation

psychoeduc1.jpg

Le besoin d’une meilleure éducation en matière de trouble bipolaire est reconnu depuis longtemps. En renseignant les patients et leur famille sur la maladie, la psychoéducation a différents buts.

Elle vise à :

-  accepter la maladie,
- 
stimuler la prise du traitement,
-  
réduire l’abus de stupéfiant,
- 
apprendre aux patients à identifier les symptômes de rechute.

La psychoéducation aborde différents thèmes dont : les effets secondaires des traitements, l’évolution de la maladie et les obstacles au rétablissement.

Les études sur l’efficacité de la psychoéducation montrent des résultats prometteurs (études de Colomb et al. 2003, de Sachs 2003). La majorité des programmes se traduisent par un meilleur suivi du traitement et par une réduction du nombre de rechutes et des hospitalisations.

Plus d’infos : ici
Ouvrage  :
ici

 

Thérapie cognitive et comportementale (TCC)

tcc.jpg La TCC a pour but de permettre au patient d’augmenter les possibilités d’autogestion. Ce type de  thérapie permet d’agir  sur le comportement et  sur la cognition du patient : ses pensées, ses perceptions et l’interprétation de ce qui lui arrive. Le patient peut influer sur ses pensées négatives en analysant la façon dont ses propres schémas de pensée contribuent aux symptômes. Ainsi le patient pourra modifier ses pensées et son comportement de façon à réduire l’apparition des prodromes. La TCC l’informe aussi sur les difficultés de fonctionnement social liées à sa maladie. Elle permet d’ajuster le traitement et les interventions thérapeutiques nécessaires. Elle apprend aussi au patient à suivre son traitement de manière régulière. La TCC lui fournit des stratégies comportementales pour s’adapter aux conséquences des accès dépressifs et maniaques.

Plus d’infos : http://www.aftcc.org 

 

Thérapie familiale

famille.jpgLes patients bipolaires rencontrent souvent des difficultés dans leurs relations conjugales et familiales. Des relations tendues peuvent les amener à rechuter. La thérapie familiale éduque les bipolaires et leur entourage sur la maladie.

La thérapie familiale se compose de trois étapes :      

-  l’évaluation,
-  la  formation pour améliorer la communication,
- la formation pour résoudre les problèmes.

Elle permet au patient :

- de mieux accepter sa pathologie,
- de suivre son traitement de manière régulière,
- de gérer les facteurs de stress et de s’intégrer socialement et professionnellement.

Elle apprend aux familles les méthodes de communication adéquates. Au cours des séances, le patient ou ses proches peuvent faire part des signes post-traumatiques présents après une crise ou d’une période d’hospitalisation. Les thérapeutes enseignent aussi aux proches à repérer les prodromes annonciateurs d’une rechute.

 

Thérapie de groupe

groupe.jpg

La thérapie de groupe est utilisée dans le traitement du trouble bipolaire depuis une quinzaine d’années. Elle apprend aux patients à suivre régulièrement le traitement et permet de réduire le nombre de rechutes. Les patients qui allient la thérapie de groupe aux traitements médicamenteux paraissent présenter moins de conflits familiaux ou du moins savent mieux les gérer. Les échecs conjugaux et le nombre d’hospitalisation sont en recul en comparaison aux bipolaires traités uniquement par traitement médicamenteux.

Publié dans 02 Thérapeutiques | Pas de Commentaires »

12
 

Copropriété Pascal - Doyen ... |
TEAM REMY JULIETTE |
Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | LIONS CLUB EMBRUN VAL DE DU...
| Mission Tanzanie
| Boyardville , La Perrotine ...