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Les traitements médicamenteux prescrits aux patients bipolaires (2/3)

Posté par association bipolaire provence le 13 mai 2011


En plus des traitements de fond pour réguler l’humeur, les patients bipolaires ont besoin de médicaments  spécifiques, lors des accès maniaques ou dépressifs.

Ils ne guérissent pas la maladie mais sont essentiels à la bonne santé des bipolaires.

Cette seconde partie traite donc des médicaments actuels utiliser lors de ces phases. Cette liste est non exhaustive. Elle est donnée à titre uniquement informative. Elle n’a pas pour but de conseiller une molécule plutôt qu’une autre.

Seul un médecin est habilité à prescrire le traitement approprié à son patient.

 

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II. Les traitements des phases aigües


La phase maniaque

Les neuroleptiques ou antipsychotiques (1) sont des médicaments à effet neurobiologique, utilisés entre autre dans le traitement de la bipolarité. Ils  agissent sur les neurones, plus spécifiquement sur les transmetteurs. Les molécules permettent aux neurones de communiquer entre eux. Le transmetteur le plus particulièrement visé est ladopamine.

Les antipsychotiques typiques 

Les antipsychotiques typiques ou « de première génération » sont une sous-classe des neuroleptiques. Ils agissent rapidement et efficacement sur les hallucinations, les idées délirantes, les troubles du moi et les perturbations de la pensée. Découverts dans les années 1950, ils sont de plus en plus remplacés par les neuroleptiques dits atypiques. Ils présentent des  effets indésirables désagréables. Cependant, en fonction de la pathologie, les médecins peuvent prescrire dans le traitement des états maniaques : l’halopéridol  (Haldol),la cyamémazine (Tercian), l’Amisulpride (Solian), la Pipampérone (Dipiperon).

Les antipsychotiques atypiques

Les antipsychotiques atypiques désignent une sous-classe pharmacologique des neuroleptiques utilisés dans le traitement médicamenteux de troubles psychiatriques.  Le qualificatif « atypique » est utilisé pour distinguer ces médicaments des antipsychotiques « typiques ». En effet, les antipsychotiques atypiques sont réputés être plus spécifiques avec moins d’effets indésirables et  plus efficaces. Ils sont apparus au début des années 1990. Les molécules prescrites sont généralement :l’olanzapine (Zyprexa),la rispéridone (Rispéridal),l’aripriprazole (Abilify).

Les effets secondaires sont fréquents mais s’estompent après quelques semaines.  D’autres effets secondaires sont plus  importants comme une prise de poids rapide ou des dérèglements du métabolisme. Il est donc important d’avoir un suivi médical très régulier.

(1)    médicaments agisaent sur le psychisme et plus particulièrement utilisés dans le traitement des psychoses

 

La phase dépressive

Les antidépresseurs

La prescription des antidépresseurs, dans le trouble bipolaire, fait l’objet d’un vaste débat au sein de la communauté médicale internationale. En effet, nombreux sont les spécialistes qui recommandent une plus grande prudence dans leur utilisation. En effet, le risque de virages maniaques ou hypomaniaques sous antidépresseurs est relativement important. Ils sont généralement justifiés en cas de dépressions d’intensité sévère et toujours en association avec un thymorégulateur.

En pratique, les ISRS (3) sont les plus prescrits dans ce contexte car ils ont moins de risque d’induire des virages de l’humeur. Il est recommandé,  en pratique, d’arrêter progressivement le traitement antidépresseur dans les six mois qui suivent la rémission de l’épisode dépressif, afin de diminuer le risque.

Compte tenu des facteurs de risques, une surveillance médicale stricte est indispensable. La dépression bipolaire n’est pas dépression nerveuse comme les autres. Les antidépresseurs ne sont donc généralement justifiés qu’en cas de dépressions d’intensité sévère et toujours en association avec un thymorégulateur.Les molécules ISRS (2) prescrites sont généralement  lecitalopram (Seropram),la fluoxétine (Prozac),l’oxalate d’escitalopram (Seroplex),  la paroxétine (Deroxat).
-  La sertraline (Zoloft)  .

(2)  inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine

 

Les médicaments précités sont prescrits à titre personnel, uniquement par un mèdecin, dans des quantités précises.

Il ne faut pas les recommander, ni en donner à d’autres personnes.

… A suivre

 

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ULICE (Unité locale d’intervention de crise et d’évaluation)

Posté par association bipolaire provence le 9 mai 2011

ulice.jpgViolence, tentative de suicide, crise familiale… Contrairement aux idées reçues et aux pratiques habituelles, l’hospitalisation de patients en détresse dans une unité psychiatrique n’est pas toujours la réponse adaptée. Le pôle universitaire de psychiatrie de l’AP-HM,  a lancé en 2010, une expérience de prise en charge à domicile pour soutenir les personnes en grande souffrance psychique et leurs parents souvent à bout de souffle.

Une équipe mobile composée d’un médecin et d’un infirmier se rend chez la personne. L’objectif est de trouver des solutions adaptées en concertation avec les familles et si possible de proposer une alternative à l’hospitalisation. Désemparées face aux troubles de leur proche, les familles peuvent désormais contacter directement l’équipe spécialisée ULICE (Unité locale d’intervention de crise et d’évaluation). Après une évaluation téléphonique du degré d’urgence et de la pertinence de l’intervention l’équipe se rendra au domicile si cela s’avère nécessaire. 

L’expérience montre que le premier échange téléphonique permet bien souvent de différer la demande et d’explorer des ressources insoupçonnées. Formée aux thérapies familiales, l’équipe propose une prise en charge intensive sur une durée limitée à 2 mois maximum, en utilisant les principes de la thérapie contextuelle qui recommande de traiter le contexte plutôt que l’individu isolé.

Pour l’instant, ULICE n’intervient pas en urgence. Cette activité se développe en réseau en collaboration avec les associations d’usagers, les structures sanitaires existantes et les services municipaux. L’expérience est menée depuis plusieurs mois dans les 8e, 9e et 10e arrondissements de Marseille. 

Contact :
ulice@ap-hm.fr

04 91 38 54 60

Sources : reseau-ch.org

Plus d’info : cliquer ICI

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Bipolarité et hérédité

Posté par association bipolaire provence le 7 mai 2011

Avoir un enfant est une lourde responsabilité qui prend une dimension encore plus grande lorsque l’on est atteint de troubles bipolaires.

L’enfant a-t-il des risques d’être lui aussi malade ?  La bipolarité est-elle réellement héréditaire ? Cet article paru dans Psychomédia (avec source Science Daily) nous éclaire sur ce sujet :

Bipolarité et hérédité dans 11 News image3737

« Les enfants et les adolescents dont un parent est atteint du trouble bipolaire (maniaco-dépression ou psychose maniaco-dépressive) semblent avoir un risque plus élevé de développer le trouble avec un début précoce ainsi que des troubles de l’humeur et des troubles anxieux, selon une étude parue dans les Archives of General Psychiatry. Boris Birmaher de l’Université de Pittsburgh et ses collègues ont comparé 388 enfants (âgés de 6 à 18 ans) de 233 parents atteints du trouble à 251 enfants de 143 parents sans le trouble (choisis selon des caractéristiques sociodémographiques correspondantes).

10.6% des enfants de parents bipolaires présentaient les symptômes d’un trouble du spectre bipolaire comparativement à 0.8% des enfants du groupe de comparaison.

28.6% des enfants dont les deux parents étaient atteints du trouble avaient développé le trouble. Le risque de développer un trouble de l’humeur ou anxieux était le même pour les enfants avec un ou deux parents ayant le trouble.

La plupart des parents ayant le trouble rapportaient que leur maladie avait débuté avant l’âge de 20 ans et environ 20% rapportaient qu’elle avait débuté avant l’âge de 13 ans.

Cependant, chez la plupart de leurs enfants ayant développé le trouble, le premier épisode était survenu avant l’âge de 12 ans, ce qui suggère, commentent les chercheurs, soit que les parents ont une meilleure perception des symptômes de leurs enfants tôt dans la vie, soit que le trouble se manifeste plus précocement chez les nouvelles générations. »

Le risque d’avoir un enfant atteint de troubles bipolaires avec un des parents malade, est certes plus élevé qu’avec deux parents non bipolaires. Mais il est important de relativiser cette information. Car selon des statistiques canadiennes sur le cancer, les risques de développer un cancer  dans sa vie sont bien plus importants : environ 40 % des hommes et 35 % des femmes en  seront un jour atteints.

Sources : Psychomédia

 

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Les traitements médicamenteux prescrits aux patients bipolaires (1/3)

Posté par association bipolaire provence le 5 mai 2011

Les traitements médicamenteux prescrits aux patients bipolaires visent : 

            – à assurer un traitement de fond pour réguler l’humeur,

            – à réduire les symptômes les plus aigus,

            – à prévenir la survenue de nouveaux épisodes.

Ils ne guérissent pas la maladie mais sont essentiels à la bonne santé des bipolaires.

Cette liste est non exhaustive. Elle est donnée à titre uniquement informative. Elle n’a pas pour but de conseiller une molécule plutôt qu’une autre.

Seul un médecin est habilité à prescrire le traitement approprié à son patient.

 

 

Nous allons traiter ce thème en trois parties. Dans ce premier article, nous aborderons les traitements de fonds existants sur le marché. Cette liste est non exhaustive. Elle est donnée à titre uniquement informative. Elle n’a pas pour but de conseiller une molécule plutôt qu’une autre. Seul un médecin est habilité à prescrire le traitement approprié à son patient.

 

 

 

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I. Le traitement de fond : les thymorégulateurs

Les thymorégulateurs, ou normothymiques, sont des psychotropes (1) ayant pour indication la stabilisation de l’humeur et la prévention des rechutes. Les molécules prescrites sont généralement :

Le lithium (Théralite)

Le lithium est un traitement efficace dans le traitement des phases maniaques et dépressives. La concentration sérique de lithium et la fonction thyroïdienne sont régulièrement contrôlées. Les premiers effets bénéfiques apparaissent généralement au bout de 6 à 8 semaines. Cependant, le lithium ne conviendrait pas au traitement de la manie sévère, des états mixtes et des cycles rapides. Les patients ayant peu d’épisodes d’humeur extrême au cours de leur vie,  réagiraient le mieux au traitement que les autres

Les anticonvulsivants (Tégrétol, Dépamide, Dépakote, Lamictal)

Les  traitements pour le trouble bipolaire ont évolué avec  l’introduction des anticonvulsivants, parmi lesquels on compte la carbamazépine (Tégrétol), l’Acidevalproïque (Dépakote, Dépamide, Dépakine) et la lamotrigine (Lamictal). Les patients présentant des cycles rapides ou des épisodes mixtes réagiraient mieux à ce type de traitement.

Les résultats de plusieurs études montrent que la carbamazépine et l’Acidevalproïque possèdent des effets antimaniaques et antidépressifs, à la fois seule et en combinaison avec le lithium ou avec des antidépresseurs.

La lamotrigine est un aussi un anticonvulsivant utilisé dans le trouble bipolaire. Plusieurs études ont montré que la lamotrigine est efficace pour le traitement de la dépression et des cycles rapides du trouble bipolaire. La lamotrigine doit être utilisée avec précaution. Le traitement est lent et progressif. Il est à noter que certains effets secondaires graves rares peuvent survenir.

Les thymorégulateurs ne sont jamais efficaces immédiatement. Le délai d’action est variable selon les molécules et les patients. Il faut généralement 6 mois de traitement continu pour s’assurer de l’effet ou du non effet du traitement.

 .pngLire les articles relatifs à la Dépakine, Depakote et la grossesse : ICI 
 

Les antipsychotiques atypiques (Zyprexa, Risperdal, Abilify et Xéroquel)

Les antipsychotiques atypiques désignent une sous-classe pharmacologique des neuroleptiques utilisés dans le traitement médicamenteux de troubles psychiatriques.  Le qualificatif “atypique” est utilisé pour distinguer ces médicaments des antipsychotiques “typiques”. En effet, les antipsychotiques atypiques sont réputés être plus spécifiques avec moins d’effets indésirables et  plus efficaces. Ils sont apparus au début des années 1990. Les molécules prescrites sont généralement : l’olanzapine (Zyprexa), la rispéridone (Rispéridal), l’aripriprazole (Abilify) et la quétiapine (Xéroquel).

 (1) substance qui agit principalement sur l’état du système nerveux central en y modifiant certains processus biochimiques et physiologiques cérébraux

 

 

Les médicaments précités sont prescrits à titre personnel, uniquement par un mèdecin, dans des quantités précises.

Il ne faut pas les recommander, ni en donner à d’autres personnes.

… A suivre

MAJ 04/03/16

 

Publié dans 02 Thérapeutiques | Pas de Commentaire »

Repérer les symptômes de la phase dépressive

Posté par association bipolaire provence le 27 avril 2011

 

Voici des exemples concrets qui peuvent permettre de reconnaître les prodromes (signes précurseurs) de la phase dépressive du bipolaire :

Tristesse signe de dépression

Un des premiers signes de la dépression est une tristesse persistante. Les pensées sont alors négatives : tout va mal, tout est noir, rien de positif ne peut survenir…

Idées noires dés le matin = symptôme dépressif

La caractéristique principale est que cet état mélancolique va s’installer pour devenir permanent. Chaque jour se suit et se s’apparente au précédent de part sa morosité. Alors qu’en périodes euthymiques, les idées sont plus ou moins sombres.

Vie ralentie

Le ralentissement général du métabolisme est un autre signe qui ne trompe pas. La fatigue intense est un des signes de cette phase. Le bipolaire ne parle plus, n’a plus la force  de vaquer à ses occupations habituelles, de se rendre à son travail ou d’entretenir ses liens sociaux. Il a une impression de décalage. Tout va trop vite autour de lui.

Pertes de mémoire = conséquences du syndrome dépressif

Le patient connaît aussi un épuisement intellectuel. Le manque de concentration et les difficultés de mémorisation en sont la conséquence. Tout comme la sensation du ralentissement des  pensées.

Baisse de désir et troubles de l’humeur

L’absence de désir est une caractéristique essentielle de l’épisode dépressif. Une absence totale d’envie  se ressent dans les toutes les activités pratiquées habituellement par le bipolaire. Il  n’y trouve aucun plaisir. Ce désintérêt touche tous les domaines de sa vie.

Estime de soi liée étroitement à la dépression

Le fait de se dévaloriser est aussi un des  signes de cet épisode. Le patient pense qu’il n’est bon à rien et n’a plus aucune estime de lui-même. Le sentiment d’échec est récurent, dans le cadre professionnel et/ou familial. Le bipolaire pense alors qu’il ne mérite pas sa vie, sa famille, ses amis, que l’amour que les autres lui portent n’est pas justifié…

Réconfort insuffisant en phase dépressive

La consolation et le relationnel n’ont aucun effet sur le bipolaire en phase dépressive alors qu’un déprimé sera sensible au réconfort des autres. La dépression est si encrée que les proches n’ont plus aucune prise. La communication devient impossible.  Seul le traitement médicamenteux et la thérapie peuvent permettre au patient de sortir de cet état. Il faut du temps et de la patience mais la phase dépressive à toujours un terme. Et  là alors seulement le bipolaire sera à même d’accepter la main tendue.

Interview du Docteur Isabelle Amado
Psychiatre CH Saint-Anne Paris

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Du nouveau dans la stimulation magnétique transcrânienne

Posté par association bipolaire provence le 21 avril 2011

 

La stimulation magnétique transcrânienne (TMS ou rTMS) est une technique mise au point au milieu des années 80. Elle s’est développée pour le traitement de la douleur ou certaines pathologies psychiatriques comme la dépression récurrente ou la schizophrénie.

Une sonde, qui génère des micro-impulsions magnétiques de forte intensité (indolores) est déplacée à la surface du crâne du patient de manière précise.  Jusqu’alors les déplacements de la sonde étaient effectués manuellement avec le système de navigation, en observant une reconstruction 3D du cerveau.

Autorisée pour le traitement de la dépression aux États-Unis et en Israël, la stimulation magnétique transcrânienne est encore en cours d’évaluation en France.

La société Axilum Robotics (solutions robotisées pour le milieu médical) vient d’annoncer le développement d’un robot d’assistance à la Stimulation Magnétique Transcranienne destiné aux neurologues et aux psychiatres.

Le robot développé par cette société permettra l’automatisation de la procédure de stimulation. Elle offrira une meilleure précision, la répétabilité des séances de stimulation, la compensation des mouvements du patient, la facilité de mise en œuvre, le confort et la sécurité de l’opérateur.

A terme, la TMS pourrait supplanter la sismothérapie

rTMS Hôpital Sainte-Marguerite à Marseille

Image de prévisualisation YouTube

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Conseils pour le bipolaire hypomane

Posté par association bipolaire provence le 18 avril 2011

L’hypomanie se caractérise par la présence d’une élévation légère, mais persistante, de l’humeur, de l’énergie et de l’activité, généralement associée  à un sentiment intense de bien-être et d’efficacité physique et psychique.

Au cours de cette phase peuvent se présenter une augmentation de la sociabilité, de la logorrhée (désir de parler,  débit rapide), de la familiarité, de l’énergie sexuelle et aussi une réduction du besoin de sommeil. Contrairement à la phase maniaque, ces symptômes n’entravent pas la vie professionnelle ou sociale. L’euphorie et la sociabilité peuvent  parfois se traduire en une certaine irritabilité ou de la grossièreté (désinhibition).

Les patients et leurs proches doivent apprendre à reconnaître les prodromes (symptômes précédant une crise), qui peuvent différents selon les patients, et ainsi à anticiper et éviter une phase hympomane.

Lire ce post

Interview du Docteur Isabelle Amado
Psychiatre CH Saint-Anne Paris

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Doit-on dire que l’on est bipolaire ?

Posté par association bipolaire provence le 15 avril 2011

 

catherinezetajones.jpgLes patients atteints de trouble bipolaire, hésitent parfois à faire connaitre leur état de santé à leur famille, leurs amis, leurs relations de travail… Le regard des autres changera t-il lorsqu’ils annonceront qu’ils sont atteints d’une maladie psychiatrique ?

Catherine Zeta-Jones, elle, vient d’annoncer publiquement qu’elle était atteinte de troubles  bipolaires et qu’elle avait choisi de se faire hospitaliser en service psychiatrique pendant quelques jours.  Le milieu médical américain pense que cette révélation pourrait aider à changer le regard sur cette maladie.

Katrina Gay, de l’association américaine « Pour l’Alliance Nationale des Maladies Mentales » (NAMI) a déclaré à ce propos : « Elle (Catherine Zeta-Jones) aide à normaliser cet état. Les maladies mentales sont souvent des maladies rendant les gens mal à l’aise… et du coup, elles restent très mystérieuses, accompagnées parfois de honte et de stigmatisation. Que des célébrités puissent être tout à fait honnêtes (sur un tel sujet) aide incontestablement le public à mieux connaître la maladie ».

 

Selon vous, doit-on dire que l'on est bipolaire ?

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Publié dans 06 Bipolarité et célébrité | 1 Commentaire »

Comment bien vivre avec des troubles bipolaires ?

Posté par association bipolaire provence le 14 avril 2011

Comment bien vivre avec des troubles bipolaires ?

Dr Ronald Fieve

 

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Depuis quelques jours, vous veillez tard, dormez très peu, êtes sur mille fronts, et vous vous acquittez de toutes vos tâches.Vous pouvez même danser jusqu’à l’aube et arriver le premier au travail. Intrépide, persuasif, intuitif, charismatique, créatif, vous avez des ailes.

Puis, brusquement, vous chutez : irritabilité, voire arrogance, et pour certains alcoolisme, addiction au jeu ou aux drogues, hypersexualité… ; vous sombrez dans la dépression et mettez votre vie familiale, sociale et professionnelle en danger.

Une consultation s’impose : ne seriez-vous pas bipolaire ? Des millions de personnes dans le monde profitent de tels moments d’exaltation, ou d’ » hypomanie », sans pour autant traiter les troubles de l’humeur et les graves périodes de déprime. Pourquoi ? Bien souvent, parce qu’ils ont peur que cela nuise à leur réussite.

Or la bipolarité, même modérée, est l’une des maladies mentales associées à l’un des plus hauts taux de dépression et de suicide lorsqu’elle n’est pas correctement traitée. Il est donc vital de la diagnostiquer et de la soigner. Dans ce livre, le Dr Fieve vous propose : des encadrés récapitulatifs pour conseiller les bipolaires et les membres de leur famille, ainsi que des tests d’évaluation ; des informations sur les médications de pointe (thymorégulateurs, anticonvulsivants, neuroleptiques, antidépresseurs…) et les thérapies non médicamenteuses (psychothérapie, luminothérapie, diététique…); des moyens pour tirer profit durablement de l’énergie des phases hypomaniaques (surveillance et stabilisation des troubles thymiques sans altération de la créativité).

Destiné aux personnalités bipolaires, à leurs proches et aux professionnels de la santé, ce livre est aussi un recueil d’histoires saisissantes qui invitent à déceler en soi et autour de soi les symptômes d’une pathologie qui, bien traitée, peut se révéler particulièrement bénéfique. Paru en février 2011

 

Publié dans 08 Ouvrages | Pas de Commentaire »

Film : « Une femme sous influence »

Posté par association bipolaire provence le 10 avril 2011

…ou l’histoire d’une femme bipolaire.

« Mabel élève ses trois enfants. Nick, son mari, est absorbé par son travail. Le couple décide de rompre cette routine et de passer enfin une soirée ensemble. Mabel donne ses enfants à garder, mais Nick est retenu sur son chantier. Il téléphone à sa femme pour annuler leur rendez-vous. Mabel erre dans les rues et finit par se donner au premier venu…

Écrit par Cassavetes pour sa femme, Gena Rowlands, Une femme sous influence est un hommage ambigu dont la beauté et la cruauté n’en finissent pas de fasciner. Mabel veut plaire à son mari, mais le regard des autres la force à se conduire d’une façon étrange. Le mari, les enfants, les amis du couple deviennent les témoins et la cause involontaire de son dérèglement. Peu à peu, c’est la société entière qui semble porter sur Mabel un regard hostile, et ce regard – en même temps que le nôtre – va la mener à l’hôpital psychiatrique. La caméra de Cassavetes épouse les moindres troubles du comportement imprévisible de son héroïne : elle attend ses enfants dans la rue… le bus scolaire a du retard… elle s’inquiète… ses mouvements deviennent peu à peu incertains… les gens l’évitent… elle demande l’heure en vain… les passants ont peur d’elle, elle dérape… Cassavetes filme au scalpel la progression de ce glissement. Les gros plans sur le visage défait de Gena Rowlands, allongée dans la blanche lumière commune des draps et du jour filtrant des persiennes de sa chambre, sont aussi inoubliables que ceux dépeignant le bonheur de Sylvia Bataille dans l’herbe d’Une partie de campagne de Renoir, un autre « film phare » de l’histoire du cinéma. »

Réalisé par John Cassavetes en 1975
Avec Gena Rowlands, Peter Falk, Matthew Laborteaux

 

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