• Lieu des réunions

    Pôle psychiatrique centre
    La Conception
    145 boulevard Baille
    13005 Marseille

  • Adresse postale

    Cité des Associations
    Boite aux lettres n° 447
    93, la Canebière
    13001 Marseille

    bipolaireprovence@gmail.com

  • Pages

  • Archives

Expliquer à ses enfants que l’on est atteint de troubles bipolaires

Posté par association bipolaire provence le 24 mai 2011

diresesenfantsquelonestbipolaire.jpgIl est parfois difficile d’avoir les mots adéquates pour expliquer à ses enfants que l’on est atteint d’une  maladie mentale et de bien définir ce que sont les troubles bipolaires.

Pour protéger ses enfants, le parent bipolaire aura tendance à ne pas l’évoquer et à tenter de vivre comme si de rien n’était. Cette tactique pourrait fonctionner dans un premier temps, mais tôt ou tard  les enfants remarqueront les sautes d’humeurs. Ils pourront alors, être troublés et inquiets…

Les enfants sont sensibles et font souvent preuve d’une intuition hors du commun. Ils détectent rapidement le changement d’un proche, et encore plus de leur père ou de leur mère. Ils peuvent alors interpréter, à tort, certains propos ou comportements. Ils croient  généralement en être la cause. Les non-dits sont bien plus nuisibles que les explications claires et posées.

Par exemple, un enfant qui annonce à son père ou à sa mère qu’il a eu une mauvaise note à l’école, s’attend généralement à être réprimandé. Or, la réaction du parent bipolaire peut, selon la phase dans laquelle il se retrouve, être totalement disproportionnée (agressivité ou bien torpeur) . L’enfant  suppose alors qu’il est seul fautif de  l’état dans lequel se trouve son père ou sa mère.

Il est primordial de rassurer les enfants et leur expliquer qu’il s’agit de roubles de l’humeur et nommer expressément la maladie. Et surtout  il faut dédramatiser  la situation, en leur garantissant qu’ils ne sont en rien responsables de cette maladie. Sans pour autant leur donner trop de détails sur les médicaments et les thérapies, surtout pour les plus jeunes.

Le principal est de maintenir la communication avec ses enfants et les protéger des débordements des  éventuelles phases maniaques ou dépressives.

Publié dans 05 Conseils bipolaires/aidants | 1 Commentaire »

Cannes 2011 à l’heure bipolaire : « Walk away Renée » de Jonathan Caouette

Posté par association bipolaire provence le 19 mai 2011

Cette année le festival de Cannes aborde, à nouveau, le thème de la bipolarité à travers le nouveau film de Jonathan Caouette : « Walk away Renée », très applaudi à la Semaine de la critique.

En 2004, Jonathan Caouette  nous racontait l’histoire de sa relation avec Renée, sa mère, bipolaire. Il s’agit d’une suite à son « Tarnation », montage d’images d’archives familiales et de journal intime en vidéo. Il avait dit ne plus vouloir exposer sa vie au cinéma pourtant, cette année, le cinéaste nous propose son second film.Un road-movie, un regard sur le lien fusionnel entre une mère malade et fils.

http://www.dailymotion.com/video/xqikol


Crtique du 15 mai. 2011 par Simon Riaux. Sources :  EcranLarge.com 

 » (…) Walk away Renée pourrait bien vous fasciner autant que vous repousser. Dans les deux cas, on ne pourra que donner raison au film, en cela qu’il s’impose comme une véritable oeuvre expérimentale. En effet, il semble évident que Jonathan Caouette n’a procédé à aucun calcul quant à la réception de son film, et qu’il semble le réaliser sous nos yeux ébahis, alors que défile au rythme de vingt-quatre images par secondes les preuves de sa folie furieuse. De toute son âme, il tente tout, tout le temps, à une époque ou malgré la multiplicité des formats et des supports, la règle semble être de ne tenter rien, jamais »


 

Publié dans 07 Art et Bipolarité | Pas de Commentaire »

Les traitements médicamenteux prescrits aux patients bipolaires (3/3)

Posté par association bipolaire provence le 19 mai 2011


Les bipolaires peuvent aussi souffrir d’autres symptômes comme l »anxiété et/ou l’insomnie. ll existe un certain nombres de molécules visant à réduire ces manifestations.

Cette troisième partie aborde les traitements complémentaires actuels, délivrés aux patients bipolaires. Cette liste est non exhaustive. Elle est donnée à titre uniquement informative. Elle n’a pas pour but de conseiller une molécule plutôt qu’une autre.

Seul un médecin est habilité à prescrire le traitement approprié à son patient.

Ces médicaments ne guérissent pas la maladie mais sont essentiels à la bonne santé des bipolaires.

medicament3

III. Les traitements complémentaires

Les anxiolytiques

Les anxiolytiques, nommés également tranquillisants ou calmants,  sont des molécules agissant sur les symptômes liés à l’anxiété plus communément appelés angoisses. Plusieurs familles de médicaments sont utilisées dans cette indication. Il existe différentes classes de molécules anxiolytiques :

-  Les benzodiazépines

-  Les anxiolytiques de familles diverses : antihistaminiques (hydroxyzine), carbamates (méprobamate), étifoxine, buspirone, captodiame.

-  Les antidépresseurs utilisés comme anxiolytiques (dans l’anxiété généralisée, les TOC ou certaines phobies)

-  Les neuroleptiques, à faible dose, sont parfois utilisés dans cette indication.

Les plus couramment utilisés dans le troubles bipolaires sont les benzodiazépines. Ils produisent des effets rapides Ils diminuent la tension anxieuse, physique et psychique. Ils s’accompagnent généralement de certains effets secondaires : somnolence, troubles de la mémoire, troubles de l’équilibre et phénomène de dépendance et d’accoutumance. Les benzodiazépines doivent être prescrites sur de courtes durées.

Les benzodiazépines

Les molécules prescrites sont généralement : l’alprazolam(Xanax), le Bromazépam (Lexomil), le Clobazam (Urbanyl), la Clonazépam (Rivotril, Veratran), le Clorazépate (Noctran, Tranxène), le Diazépam (Valium), le Flunitrazépam (Rohypnol), le Lorazépam (Temesta), le Lormétazépam (Noctamide), le Nordazépam (Nordaz), l’Oxazépam (Seresta ),le Prazépam (Lysanxia), le Tétrazépam (Panos).

Les hypnotiques

Les bipolaires peuvent souffrir de troubles du sommeil. Les hypnotiques actuels sont de la famille des benzodiazépines, des cyclopyrrolones et desimidazopyridines. Ils ont  la propriété de provoquer le sommeil, dans un délai court.

Les benzodiazépines à action prolongée

Le Nitrazépam (Mogadon), l’Estazolam (Nuctalon),le Flunitrazépa (Rohpypnol)

Les benzodiazépines à action intermédiaire

Le Lormétazépam  (Noctamide), le Témazépam (Normisson), le Loprazolam (Havlane)

Les Cyclopyrrolnes

Le Zopiclone (Imovane)

Les Imidazopyridines

Le Zolpidem (Stylnox)

Les dérivés de la phénothizine

L’aliménazine (Théralène)

 

 

Les médicaments précités sont prescrits à titre personnel, uniquement par un mèdecin, dans des quantités précises.

Il ne faut pas les recommander, ni en donner à d’autres personnes.

MAJ 04/03/16

 

Publié dans 02 Thérapeutiques | Pas de Commentaire »

Prévenir l’appariation de la bipolarité : bientôt une réalité ?!

Posté par association bipolaire provence le 16 mai 2011

Jusqu’à présent, il n’était pas envisageable de prévenir l’apparition d’un trouble bipolaire chez une personne.

Des études tendent à montrer que les enfants de bipolaires développeraient une hypersensibilité mesurable par une hormone : le cortisol.

Des chercheurs canadiens commencent à comprendre où intervenir pour empêcher cette hypersensibilité de se développer et donc de prévenir l’apparition de la maladie. Une vraie source espoir !

Voici un article paru récemment dansCanoe.ca(sources Université Concordia) qui nous éclaire sur ce sujet:

bb1.jpg

Les gens qui ont une mère ou un père qui souffre d’un trouble bipolaire devraient surveiller leurs niveaux de stress.

Une étude internationale, menée par l’Université Concordia à Montréal et publiée dans la revue Psychological Medecine, montre que pour répondre à des facteurs de stress de la vie de tous les jours, le niveau de cortisol monte plus vite chez des sujets qui ont des parents souffrant de troubles bipolaires.

Le cortisol est une hormone produite par le corps en réponse à une situation de stress.

Il s’agit de la première étude à faire ce lien.  « Les précédentes recherches ont montré que les enfants dont les parents souffraient de troubles bipolaires avaient quatre fois plus de chance de développer des troubles de l’humeur que ceux dont les parents n’avaient pas ces troubles, a expliqué l’un des auteurs de cette étude, Mark Ellenbogen. L’objectif de notre recherche était de déterminer comment cela se produit. »

M. Ellenbogen et ses collègues ont déjà montré que les niveaux de cortisol des enfants dont les parents ont des troubles bipolaires sont plus élevés que les autres. Les chercheurs ont ensuite mesuré ces niveaux de cortisol sur ces mêmes sujets à la fin de l’adolescence, ainsi que les niveaux de stress chronique et épisodique.

« Notre étude montre que les enfants à risque sont biologiquement plus sensibles à l’expérience du stress comparé aux autres, a expliqué M. Ellenbogen. Cette plus grande réactivité au stress pourrait expliquer pourquoi ces descendants finissent par développer des troubles et risquent de devenir malades plus tard. »

« Nous commençons à comprendre où nous pourrions intervenir pour empêcher cette hypersensibilité de se développer, a poursuivi M. Ellenbogen. Cette sensibilité croît durant l’enfance et nous pensons que nous pourrions apprendre aux parents et à leur descendance comment prendre le dessus sur le stress avant de se confronter à des facteurs de stress plus importants. Cette prévention pourrait avoir un impact significatif . »

Qu’en pensez-vous ?

Publié dans 11 News | 1 Commentaire »

Les traitements médicamenteux prescrits aux patients bipolaires (2/3)

Posté par association bipolaire provence le 13 mai 2011


En plus des traitements de fond pour réguler l’humeur, les patients bipolaires ont besoin de médicaments  spécifiques, lors des accès maniaques ou dépressifs.

Ils ne guérissent pas la maladie mais sont essentiels à la bonne santé des bipolaires.

Cette seconde partie traite donc des médicaments actuels utiliser lors de ces phases. Cette liste est non exhaustive. Elle est donnée à titre uniquement informative. Elle n’a pas pour but de conseiller une molécule plutôt qu’une autre.

Seul un médecin est habilité à prescrire le traitement approprié à son patient.

 

medicaments2.jpg

 

II. Les traitements des phases aigües


La phase maniaque

Les neuroleptiques ou antipsychotiques (1) sont des médicaments à effet neurobiologique, utilisés entre autre dans le traitement de la bipolarité. Ils  agissent sur les neurones, plus spécifiquement sur les transmetteurs. Les molécules permettent aux neurones de communiquer entre eux. Le transmetteur le plus particulièrement visé est ladopamine.

Les antipsychotiques typiques 

Les antipsychotiques typiques ou « de première génération » sont une sous-classe des neuroleptiques. Ils agissent rapidement et efficacement sur les hallucinations, les idées délirantes, les troubles du moi et les perturbations de la pensée. Découverts dans les années 1950, ils sont de plus en plus remplacés par les neuroleptiques dits atypiques. Ils présentent des  effets indésirables désagréables. Cependant, en fonction de la pathologie, les médecins peuvent prescrire dans le traitement des états maniaques : l’halopéridol  (Haldol),la cyamémazine (Tercian), l’Amisulpride (Solian), la Pipampérone (Dipiperon).

Les antipsychotiques atypiques

Les antipsychotiques atypiques désignent une sous-classe pharmacologique des neuroleptiques utilisés dans le traitement médicamenteux de troubles psychiatriques.  Le qualificatif « atypique » est utilisé pour distinguer ces médicaments des antipsychotiques « typiques ». En effet, les antipsychotiques atypiques sont réputés être plus spécifiques avec moins d’effets indésirables et  plus efficaces. Ils sont apparus au début des années 1990. Les molécules prescrites sont généralement :l’olanzapine (Zyprexa),la rispéridone (Rispéridal),l’aripriprazole (Abilify).

Les effets secondaires sont fréquents mais s’estompent après quelques semaines.  D’autres effets secondaires sont plus  importants comme une prise de poids rapide ou des dérèglements du métabolisme. Il est donc important d’avoir un suivi médical très régulier.

(1)    médicaments agisaent sur le psychisme et plus particulièrement utilisés dans le traitement des psychoses

 

La phase dépressive

Les antidépresseurs

La prescription des antidépresseurs, dans le trouble bipolaire, fait l’objet d’un vaste débat au sein de la communauté médicale internationale. En effet, nombreux sont les spécialistes qui recommandent une plus grande prudence dans leur utilisation. En effet, le risque de virages maniaques ou hypomaniaques sous antidépresseurs est relativement important. Ils sont généralement justifiés en cas de dépressions d’intensité sévère et toujours en association avec un thymorégulateur.

En pratique, les ISRS (3) sont les plus prescrits dans ce contexte car ils ont moins de risque d’induire des virages de l’humeur. Il est recommandé,  en pratique, d’arrêter progressivement le traitement antidépresseur dans les six mois qui suivent la rémission de l’épisode dépressif, afin de diminuer le risque.

Compte tenu des facteurs de risques, une surveillance médicale stricte est indispensable. La dépression bipolaire n’est pas dépression nerveuse comme les autres. Les antidépresseurs ne sont donc généralement justifiés qu’en cas de dépressions d’intensité sévère et toujours en association avec un thymorégulateur.Les molécules ISRS (2) prescrites sont généralement  lecitalopram (Seropram),la fluoxétine (Prozac),l’oxalate d’escitalopram (Seroplex),  la paroxétine (Deroxat).
-  La sertraline (Zoloft)  .

(2)  inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine

 

Les médicaments précités sont prescrits à titre personnel, uniquement par un mèdecin, dans des quantités précises.

Il ne faut pas les recommander, ni en donner à d’autres personnes.

… A suivre

 

Publié dans 02 Thérapeutiques | Pas de Commentaire »

ULICE (Unité locale d’intervention de crise et d’évaluation)

Posté par association bipolaire provence le 9 mai 2011

 

ulice.jpgViolence, tentative de suicide, crise familiale… Contrairement aux idées reçues et aux pratiques habituelles, l’hospitalisation de patients en détresse dans une unité psychiatrique n’est pas toujours la réponse adaptée. Le pôle universitaire de psychiatrie de l’AP-HM,  a lancé en 2010, une expérience de prise en charge à domicile pour soutenir les personnes en grande souffrance psychique et leurs parents souvent à bout de souffle.

Une équipe mobile composée d’un médecin et d’un infirmier se rend chez la personne. L’objectif est de trouver des solutions adaptées en concertation avec les familles et si possible de proposer une alternative à l’hospitalisation. Désemparées face aux troubles de leur proche, les familles peuvent désormais contacter directement l’équipe spécialisée ULICE (Unité locale d’intervention de crise et d’évaluation). Après une évaluation téléphonique du degré d’urgence et de la pertinence de l’intervention l’équipe se rendra au domicile si cela s’avère nécessaire. 

L’expérience montre que le premier échange téléphonique permet bien souvent de différer la demande et d’explorer des ressources insoupçonnées. Formée aux thérapies familiales, l’équipe propose une prise en charge intensive sur une durée limitée à 2 mois maximum, en utilisant les principes de la thérapie contextuelle qui recommande de traiter le contexte plutôt que l’individu isolé.

Pour l’instant, ULICE n’intervient pas en urgence. Cette activité se développe en réseau en collaboration avec les associations d’usagers, les structures sanitaires existantes et les services municipaux. L’expérience est menée depuis plusieurs mois dans les 8e, 9e et 10e arrondissements de Marseille. 

Contact :
ulice@ap-hm.fr
06 89 85 37 22

Sources : reseau-ch.org

Fiche : cliquer ICI

Publié dans 05 Conseils bipolaires/aidants | Pas de Commentaire »

Bipolarité et hérédité

Posté par association bipolaire provence le 7 mai 2011

Avoir un enfant est une lourde responsabilité qui prend une dimension encore plus grande lorsque l’on est atteint de troubles bipolaires.

L’enfant a-t-il des risques d’être lui aussi malade ?  La bipolarité est-elle réellement héréditaire ? Cet article paru dans Psychomédia (avec source Science Daily) nous éclaire sur ce sujet :

Bipolarité et hérédité dans 11 News image3737

« Les enfants et les adolescents dont un parent est atteint du trouble bipolaire (maniaco-dépression ou psychose maniaco-dépressive) semblent avoir un risque plus élevé de développer le trouble avec un début précoce ainsi que des troubles de l’humeur et des troubles anxieux, selon une étude parue dans les Archives of General Psychiatry. Boris Birmaher de l’Université de Pittsburgh et ses collègues ont comparé 388 enfants (âgés de 6 à 18 ans) de 233 parents atteints du trouble à 251 enfants de 143 parents sans le trouble (choisis selon des caractéristiques sociodémographiques correspondantes).

10.6% des enfants de parents bipolaires présentaient les symptômes d’un trouble du spectre bipolaire comparativement à 0.8% des enfants du groupe de comparaison.

28.6% des enfants dont les deux parents étaient atteints du trouble avaient développé le trouble. Le risque de développer un trouble de l’humeur ou anxieux était le même pour les enfants avec un ou deux parents ayant le trouble.

La plupart des parents ayant le trouble rapportaient que leur maladie avait débuté avant l’âge de 20 ans et environ 20% rapportaient qu’elle avait débuté avant l’âge de 13 ans.

Cependant, chez la plupart de leurs enfants ayant développé le trouble, le premier épisode était survenu avant l’âge de 12 ans, ce qui suggère, commentent les chercheurs, soit que les parents ont une meilleure perception des symptômes de leurs enfants tôt dans la vie, soit que le trouble se manifeste plus précocement chez les nouvelles générations. »

Le risque d’avoir un enfant atteint de troubles bipolaires avec un des parents malade, est certes plus élevé qu’avec deux parents non bipolaires. Mais il est important de relativiser cette information. Car selon des statistiques canadiennes sur le cancer, les risques de développer un cancer  dans sa vie sont bien plus importants : environ 40 % des hommes et 35 % des femmes en  seront un jour atteints.

Sources : Psychomédia

 

Publié dans 11 News | Pas de Commentaire »

Les traitements médicamenteux prescrits aux patients bipolaires (1/3)

Posté par association bipolaire provence le 5 mai 2011

Les traitements médicamenteux prescrits aux patients bipolaires visent : 

            – à assurer un traitement de fond pour réguler l’humeur,

            – à réduire les symptômes les plus aigus,

            – à prévenir la survenue de nouveaux épisodes.

Ils ne guérissent pas la maladie mais sont essentiels à la bonne santé des bipolaires.

Cette liste est non exhaustive. Elle est donnée à titre uniquement informative. Elle n’a pas pour but de conseiller une molécule plutôt qu’une autre.

Seul un médecin est habilité à prescrire le traitement approprié à son patient.

 

 

Nous allons traiter ce thème en trois parties. Dans ce premier article, nous aborderons les traitements de fonds existants sur le marché. Cette liste est non exhaustive. Elle est donnée à titre uniquement informative. Elle n’a pas pour but de conseiller une molécule plutôt qu’une autre. Seul un médecin est habilité à prescrire le traitement approprié à son patient.

 

 

 

traitements.jpg

 

I. Le traitement de fond : les thymorégulateurs

Les thymorégulateurs, ou normothymiques, sont des psychotropes (1) ayant pour indication la stabilisation de l’humeur et la prévention des rechutes. Les molécules prescrites sont généralement :

Le lithium (Théralite)

Le lithium est un traitement efficace dans le traitement des phases maniaques et dépressives. La concentration sérique de lithium et la fonction thyroïdienne sont régulièrement contrôlées. Les premiers effets bénéfiques apparaissent généralement au bout de 6 à 8 semaines. Cependant, le lithium ne conviendrait pas au traitement de la manie sévère, des états mixtes et des cycles rapides. Les patients ayant peu d’épisodes d’humeur extrême au cours de leur vie,  réagiraient le mieux au traitement que les autres

Les anticonvulsivants (Tégrétol, Dépamide, Dépakote, Lamictal)

Les  traitements pour le trouble bipolaire ont évolué avec  l’introduction des anticonvulsivants, parmi lesquels on compte la carbamazépine (Tégrétol), l’Acidevalproïque (Dépakote, Dépamide, Dépakine) et la lamotrigine (Lamictal). Les patients présentant des cycles rapides ou des épisodes mixtes réagiraient mieux à ce type de traitement.

Les résultats de plusieurs études montrent que la carbamazépine et l’Acidevalproïque possèdent des effets antimaniaques et antidépressifs, à la fois seule et en combinaison avec le lithium ou avec des antidépresseurs.

La lamotrigine est un aussi un anticonvulsivant utilisé dans le trouble bipolaire. Plusieurs études ont montré que la lamotrigine est efficace pour le traitement de la dépression et des cycles rapides du trouble bipolaire. La lamotrigine doit être utilisée avec précaution. Le traitement est lent et progressif. Il est à noter que certains effets secondaires graves rares peuvent survenir.

Les thymorégulateurs ne sont jamais efficaces immédiatement. Le délai d’action est variable selon les molécules et les patients. Il faut généralement 6 mois de traitement continu pour s’assurer de l’effet ou du non effet du traitement.

 .pngLire les articles relatifs à la Dépakine, Depakote et la grossesse : ICI 
 

Les antipsychotiques atypiques (Zyprexa, Risperdal, Abilify et Xéroquel)

Les antipsychotiques atypiques désignent une sous-classe pharmacologique des neuroleptiques utilisés dans le traitement médicamenteux de troubles psychiatriques.  Le qualificatif “atypique” est utilisé pour distinguer ces médicaments des antipsychotiques “typiques”. En effet, les antipsychotiques atypiques sont réputés être plus spécifiques avec moins d’effets indésirables et  plus efficaces. Ils sont apparus au début des années 1990. Les molécules prescrites sont généralement : l’olanzapine (Zyprexa), la rispéridone (Rispéridal), l’aripriprazole (Abilify) et la quétiapine (Xéroquel).

 (1) substance qui agit principalement sur l’état du système nerveux central en y modifiant certains processus biochimiques et physiologiques cérébraux

 

 

Les médicaments précités sont prescrits à titre personnel, uniquement par un mèdecin, dans des quantités précises.

Il ne faut pas les recommander, ni en donner à d’autres personnes.

… A suivre

MAJ 04/03/16

 

Publié dans 02 Thérapeutiques | Pas de Commentaire »

Repérer les symptômes de la phase dépressive

Posté par association bipolaire provence le 27 avril 2011

 

Voici des exemples concrets qui peuvent permettre de reconnaître les prodromes (signes précurseurs) de la phase dépressive du bipolaire :

 

Tristesse signe de dépression

Un des premiers signes de la dépression est une tristesse persistante. Les pensées sont alors négatives : tout va mal, tout est noir, rien de positif ne peut survenir…

Idées noires dés le matin = symptôme dépressif

La caractéristique principale est que cet état mélancolique va s’installer pour devenir permanent. Chaque jour se suit et se s’apparente au précédent de part sa morosité. Alors qu’en périodes euthymiques, les idées sont plus ou moins sombres.

Vie ralentie

Le ralentissement général du métabolisme est un autre signe qui ne trompe pas. La fatigue intense est un des signes de cette phase. Le bipolaire ne parle plus, n’a plus la force  de vaquer à ses occupations habituelles, de se rendre à son travail ou d’entretenir ses liens sociaux. Il a une impression de décalage. Tout va trop vite autour de lui.

Pertes de mémoire = conséquences du syndrome dépressif

Le patient connaît aussi un épuisement intellectuel. Le manque de concentration et les difficultés de mémorisation en sont la conséquence. Tout comme la sensation du ralentissement des  pensées.

Baisse de désir et troubles de l’humeur

L’absence de désir est une caractéristique essentielle de l’épisode dépressif. Une absence totale d’envie  se ressent dans les toutes les activités pratiquées habituellement par le bipolaire. Il  n’y trouve aucun plaisir. Ce désintérêt touche tous les domaines de sa vie.

Estime de soi liée étroitement à la dépression

Le fait de se dévaloriser est aussi un des  signes de cet épisode. Le patient pense qu’il n’est bon à rien et n’a plus aucune estime de lui-même. Le sentiment d’échec est récurent, dans le cadre professionnel et/ou familial. Le bipolaire pense alors qu’il ne mérite pas sa vie, sa famille, ses amis, que l’amour que les autres lui portent n’est pas justifié…

Réconfort insuffisant en phase dépressive

La consolation et le relationnel n’ont aucun effet sur le bipolaire en phase dépressive alors qu’un déprimé sera sensible au réconfort des autres. La dépression est si encrée que les proches n’ont plus aucune prise. La communication devient impossible.  Seul le traitement médicamenteux et la thérapie peuvent permettre au patient de sortir de cet état. Il faut du temps et de la patience mais la phase dépressive à toujours un terme. Et  là alors seulement le bipolaire sera à même d’accepter la main tendue.

 

Interview du Docteur Isabelle Amado
Psychiatre CH Saint-Anne Paris

http://www.dailymotion.com/video/xhbgcl

Publié dans 05 Conseils bipolaires/aidants | 2 Commentaires »

Du nouveau dans la stimulation magnétique transcrânienne

Posté par association bipolaire provence le 21 avril 2011

 

La stimulation magnétique transcrânienne (TMS ou rTMS) est une technique mise au point au milieu des années 80. Elle s’est développée pour le traitement de la douleur ou certaines pathologies psychiatriques comme la dépression récurrente ou la schizophrénie.

Une sonde, qui génère des micro-impulsions magnétiques de forte intensité (indolores) est déplacée à la surface du crâne du patient de manière précise.  Jusqu’alors les déplacements de la sonde étaient effectués manuellement avec le système de navigation, en observant une reconstruction 3D du cerveau.

Autorisée pour le traitement de la dépression aux États-Unis et en Israël, la stimulation magnétique transcrânienne est encore en cours d’évaluation en France.

La société Axilum Robotics (solutions robotisées pour le milieu médical) vient d’annoncer le développement d’un robot d’assistance à la Stimulation Magnétique Transcranienne destiné aux neurologues et aux psychiatres.

Le robot développé par cette société permettra l’automatisation de la procédure de stimulation. Elle offrira une meilleure précision, la répétabilité des séances de stimulation, la compensation des mouvements du patient, la facilité de mise en œuvre, le confort et la sécurité de l’opérateur.

A terme, la TMS pourrait supplanter la sismothérapie

rTMS Hôpital Sainte-Marguerite à Marseille

Image de prévisualisation YouTube

Publié dans 02 Thérapeutiques | Pas de Commentaire »

1...3940414243...47
 

Copropriété Pascal - Doyen ... |
TEAM REMY JULIETTE |
Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | LIONS CLUB EMBRUN VAL DE DU...
| Mission Tanzanie
| Boyardville , La Perrotine ...