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Formation des professionnels de santé à la psychoéducation des bipolaires

Posté par association bipolaire provence le 2 juin 2011

L’utilité de la psychoéducation est officiellement reconnue.

FondaMental campus, pôle de la Fondation Fondamental, lance auprès des professionnels de  santé une formation à la psychoéducation des patients atteints de troubles bipolaires.

Il s’agit d’un premier volet d’une série de programmes visant à promouvoir des thérapeutiques innovantes et à encourager  leur  adoption  en  soins  de  routine,  cette  formation  s’inscrit  dans  la  philosophie  de l’éducation thérapeutique.

La psychoéducation des troubles bipolaires ou de la schizophrénie fait partie des recommandations internationales de prise en charge mais reste encore marginale à l’heure actuelle en France, bien que cette thérapie innovante soit efficace et relativement peu coûteuse.

Plusieurs études scientifiques randomisées (double aveugle) et contrôlées ont démontré son efficacité : diminution du   taux   de   rechutes   dépressives   et   maniaques,   diminution   de   la   durée   des   hospitalisations   et meilleure adhérence au traitement médicamenteux…  

C’est pour encourager la diffusion de cette stratégie psychothérapeutique dans les soins courants que la fondation FondaMental a développé un programme de formation à la psychoéducation des patients bipolaires à l’attention des professionnels de santé.

Sources : http://www.fondation-fondamental.org

 

Avez-vous déjà suvi une programme de psychoéducation ?

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Il n’y a point de génie sans un grain de folie

Posté par association bipolaire provence le 1 juin 2011

«  Il n’y a point de génie sans un grain de folie « , disait Aristote. En 2009, des chercheurs du King’s College de Londres et de l’Institut Karolinska de Stokholm, lui ont donné raison.

Examinant 700.000 adolescents suédois au cours des années 90, ils ont trouvé que ceux qui avaient les meilleures notes à l’école étaient quatre fois plus susceptibles d’être admis en hôpital psychiatrique pour des troubles bipolaires (ce que l’on appelait auparavant la maladie maniaco-dépressive) à l’âge de 31 ans.

Cela était particulièrement vrai pour les élèves brillants dans les disciplines littéraires, notamment en musique et en littérature. En fait, ces troubles amélioreraient l’accès au vocabulaire, à la mémoire et à d’autres ressources cognitives. Cependant, l’étude a également trouvé une plus faible corrélation entre le trouble et les élèves les moins bons, ce qui indiquerait que la maladie pourrait être liée à de « subtiles anormalités neuro-développementales ».

(…)

Grâce à la publicité faite par les stars qui se sont déclarées maniaco-dépressives, comme Catherine Zeta-Jones, Ben Stiller, Robbie Williams, Paul Gascoigne ou encore Stephen Fry, la maladie a été d’une certaine manière dédramatisée. »

Sources : express.be

Publié dans 06 Bipolarité et célébrité | Pas de Commentaire »

Mara Tremblay: « Après 41 ans, je peux enfin recommencer à vivre »

Posté par association bipolaire provence le 1 juin 2011

 

Mara Tremblay est une auteur-compositrice-interprète québécoise. Elle a fait partie de différents groupes avant d’entreprendre une carrière solo il ya a une dizaine d’années. Inclassable, sa musique a le don d’émouvoir. Elle est faite de rock, guitares et distorsion, folk, violon et percussions.

Cette artiste vient de vivre deux années difficiles, mais qui ont finalement mis fin à toute une vie de questionnement.

Elle a été diagnostiquée bipolaire.

  » Quand on a finalement diagnostiqué que j’avais une bipolarité, il y a moins d’un an, ça m’a tellement libérée. Maintenant, je sais ce que j’ai, ce qui ne va pas, et j’ai les bons médicaments pour me traiter. Après 41 ans, je peux enfin recommencer à vivre. « 

En pleine dépression, Mara Tremblay a écrit, écrit et encore écrit. Il fallait que ça sorte, comme elle dit.

Tous ces textes, ces mots, sont imprimés dans le premier roman de la chanteuse, paru le 13 septembre 2011 : Mon amoureux est une maison d’automne. La quête de Florence, peintre et mère de deux enfants, qui n’arrive pas à faire le deuil de sa mère.

 » Ce n’est pas vraiment biographique. Il y a de ce que j’ai vécu, mais pas uniquement cela. Ce livre sera moins personnel que les chansons que j’écris et qui, elles, sont beaucoup plus proches de mes expériences et de ce que je vis. »

Avant la parution, Mara est remonté sur scène, tranquillement, sans pression, lors des FrancoFolies de Montréal du 9 au 18 juin 2011.

Sources : montrealexpress.ca

 Image de prévisualisation YouTube

Publié dans 07 Art et Bipolarité | Pas de Commentaire »

Expliquer à ses enfants que l’on est atteint de troubles bipolaires

Posté par association bipolaire provence le 24 mai 2011

diresesenfantsquelonestbipolaire.jpgIl est parfois difficile d’avoir les mots adéquates pour expliquer à ses enfants que l’on est atteint d’une  maladie mentale et de bien définir ce que sont les troubles bipolaires.

Pour protéger ses enfants, le parent bipolaire aura tendance à ne pas l’évoquer et à tenter de vivre comme si de rien n’était. Cette tactique pourrait fonctionner dans un premier temps, mais tôt ou tard  les enfants remarqueront les sautes d’humeurs. Ils pourront alors, être troublés et inquiets…

Les enfants sont sensibles et font souvent preuve d’une intuition hors du commun. Ils détectent rapidement le changement d’un proche, et encore plus de leur père ou de leur mère. Ils peuvent alors interpréter, à tort, certains propos ou comportements. Ils croient  généralement en être la cause. Les non-dits sont bien plus nuisibles que les explications claires et posées.

Par exemple, un enfant qui annonce à son père ou à sa mère qu’il a eu une mauvaise note à l’école, s’attend généralement à être réprimandé. Or, la réaction du parent bipolaire peut, selon la phase dans laquelle il se retrouve, être totalement disproportionnée (agressivité ou bien torpeur) . L’enfant  suppose alors qu’il est seul fautif de  l’état dans lequel se trouve son père ou sa mère.

Il est primordial de rassurer les enfants et leur expliquer qu’il s’agit de roubles de l’humeur et nommer expressément la maladie. Et surtout  il faut dédramatiser  la situation, en leur garantissant qu’ils ne sont en rien responsables de cette maladie. Sans pour autant leur donner trop de détails sur les médicaments et les thérapies, surtout pour les plus jeunes.

Le principal est de maintenir la communication avec ses enfants et les protéger des débordements des  éventuelles phases maniaques ou dépressives.

Publié dans 05 Conseils bipolaires/aidants | 1 Commentaire »

Cannes 2011 à l’heure bipolaire : « Walk away Renée » de Jonathan Caouette

Posté par association bipolaire provence le 19 mai 2011

Cette année le festival de Cannes aborde, à nouveau, le thème de la bipolarité à travers le nouveau film de Jonathan Caouette : « Walk away Renée », très applaudi à la Semaine de la critique.

En 2004, Jonathan Caouette  nous racontait l’histoire de sa relation avec Renée, sa mère, bipolaire. Il s’agit d’une suite à son « Tarnation », montage d’images d’archives familiales et de journal intime en vidéo. Il avait dit ne plus vouloir exposer sa vie au cinéma pourtant, cette année, le cinéaste nous propose son second film.Un road-movie, un regard sur le lien fusionnel entre une mère malade et fils.

 


Crtique du 15 mai. 2011 par Simon Riaux. Sources :  EcranLarge.com 

 » (…) Walk away Renée pourrait bien vous fasciner autant que vous repousser. Dans les deux cas, on ne pourra que donner raison au film, en cela qu’il s’impose comme une véritable oeuvre expérimentale. En effet, il semble évident que Jonathan Caouette n’a procédé à aucun calcul quant à la réception de son film, et qu’il semble le réaliser sous nos yeux ébahis, alors que défile au rythme de vingt-quatre images par secondes les preuves de sa folie furieuse. De toute son âme, il tente tout, tout le temps, à une époque ou malgré la multiplicité des formats et des supports, la règle semble être de ne tenter rien, jamais »


 

Publié dans 07 Art et Bipolarité | Pas de Commentaire »

Les traitements médicamenteux prescrits aux patients bipolaires (3/3)

Posté par association bipolaire provence le 19 mai 2011


Les bipolaires peuvent aussi souffrir d’autres symptômes comme l »anxiété et/ou l’insomnie. ll existe un certain nombres de molécules visant à réduire ces manifestations.

Cette troisième partie aborde les traitements complémentaires actuels, délivrés aux patients bipolaires. Cette liste est non exhaustive. Elle est donnée à titre uniquement informative. Elle n’a pas pour but de conseiller une molécule plutôt qu’une autre.

Seul un médecin est habilité à prescrire le traitement approprié à son patient.

Ces médicaments ne guérissent pas la maladie mais sont essentiels à la bonne santé des bipolaires.

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III. Les traitements complémentaires

Les anxiolytiques

Les anxiolytiques, nommés également tranquillisants ou calmants,  sont des molécules agissant sur les symptômes liés à l’anxiété plus communément appelés angoisses. Plusieurs familles de médicaments sont utilisées dans cette indication. Il existe différentes classes de molécules anxiolytiques :

-  Les benzodiazépines

-  Les anxiolytiques de familles diverses : antihistaminiques (hydroxyzine), carbamates (méprobamate), étifoxine, buspirone, captodiame.

-  Les antidépresseurs utilisés comme anxiolytiques (dans l’anxiété généralisée, les TOC ou certaines phobies)

-  Les neuroleptiques, à faible dose, sont parfois utilisés dans cette indication.

Les plus couramment utilisés dans le troubles bipolaires sont les benzodiazépines. Ils produisent des effets rapides Ils diminuent la tension anxieuse, physique et psychique. Ils s’accompagnent généralement de certains effets secondaires : somnolence, troubles de la mémoire, troubles de l’équilibre et phénomène de dépendance et d’accoutumance. Les benzodiazépines doivent être prescrites sur de courtes durées.

Les benzodiazépines

Les molécules prescrites sont généralement : l’alprazolam(Xanax), le Bromazépam (Lexomil), le Clobazam (Urbanyl), la Clonazépam (Rivotril, Veratran), le Clorazépate (Noctran, Tranxène), le Diazépam (Valium), le Flunitrazépam (Rohypnol), le Lorazépam (Temesta), le Lormétazépam (Noctamide), le Nordazépam (Nordaz), l’Oxazépam (Seresta ),le Prazépam (Lysanxia), le Tétrazépam (Panos).

Les hypnotiques

Les bipolaires peuvent souffrir de troubles du sommeil. Les hypnotiques actuels sont de la famille des benzodiazépines, des cyclopyrrolones et desimidazopyridines. Ils ont  la propriété de provoquer le sommeil, dans un délai court.

Les benzodiazépines à action prolongée

Le Nitrazépam (Mogadon), l’Estazolam (Nuctalon),le Flunitrazépa (Rohpypnol)

Les benzodiazépines à action intermédiaire

Le Lormétazépam  (Noctamide), le Témazépam (Normisson), le Loprazolam (Havlane)

Les Cyclopyrrolnes

Le Zopiclone (Imovane)

Les Imidazopyridines

Le Zolpidem (Stylnox)

Les dérivés de la phénothizine

L’aliménazine (Théralène)

 

 

Les médicaments précités sont prescrits à titre personnel, uniquement par un mèdecin, dans des quantités précises.

Il ne faut pas les recommander, ni en donner à d’autres personnes.

MAJ 04/03/16

 

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Prévenir l’appariation de la bipolarité : bientôt une réalité ?!

Posté par association bipolaire provence le 16 mai 2011

Jusqu’à présent, il n’était pas envisageable de prévenir l’apparition d’un trouble bipolaire chez une personne.

Des études tendent à montrer que les enfants de bipolaires développeraient une hypersensibilité mesurable par une hormone : le cortisol.

Des chercheurs canadiens commencent à comprendre où intervenir pour empêcher cette hypersensibilité de se développer et donc de prévenir l’apparition de la maladie. Une vraie source espoir !

Voici un article paru récemment dansCanoe.ca(sources Université Concordia) qui nous éclaire sur ce sujet:

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Les gens qui ont une mère ou un père qui souffre d’un trouble bipolaire devraient surveiller leurs niveaux de stress.

Une étude internationale, menée par l’Université Concordia à Montréal et publiée dans la revue Psychological Medecine, montre que pour répondre à des facteurs de stress de la vie de tous les jours, le niveau de cortisol monte plus vite chez des sujets qui ont des parents souffrant de troubles bipolaires.

Le cortisol est une hormone produite par le corps en réponse à une situation de stress.

Il s’agit de la première étude à faire ce lien.  « Les précédentes recherches ont montré que les enfants dont les parents souffraient de troubles bipolaires avaient quatre fois plus de chance de développer des troubles de l’humeur que ceux dont les parents n’avaient pas ces troubles, a expliqué l’un des auteurs de cette étude, Mark Ellenbogen. L’objectif de notre recherche était de déterminer comment cela se produit. »

M. Ellenbogen et ses collègues ont déjà montré que les niveaux de cortisol des enfants dont les parents ont des troubles bipolaires sont plus élevés que les autres. Les chercheurs ont ensuite mesuré ces niveaux de cortisol sur ces mêmes sujets à la fin de l’adolescence, ainsi que les niveaux de stress chronique et épisodique.

« Notre étude montre que les enfants à risque sont biologiquement plus sensibles à l’expérience du stress comparé aux autres, a expliqué M. Ellenbogen. Cette plus grande réactivité au stress pourrait expliquer pourquoi ces descendants finissent par développer des troubles et risquent de devenir malades plus tard. »

« Nous commençons à comprendre où nous pourrions intervenir pour empêcher cette hypersensibilité de se développer, a poursuivi M. Ellenbogen. Cette sensibilité croît durant l’enfance et nous pensons que nous pourrions apprendre aux parents et à leur descendance comment prendre le dessus sur le stress avant de se confronter à des facteurs de stress plus importants. Cette prévention pourrait avoir un impact significatif . »

Qu’en pensez-vous ?

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Les traitements médicamenteux prescrits aux patients bipolaires (2/3)

Posté par association bipolaire provence le 13 mai 2011


En plus des traitements de fond pour réguler l’humeur, les patients bipolaires ont besoin de médicaments  spécifiques, lors des accès maniaques ou dépressifs.

Ils ne guérissent pas la maladie mais sont essentiels à la bonne santé des bipolaires.

Cette seconde partie traite donc des médicaments actuels utiliser lors de ces phases. Cette liste est non exhaustive. Elle est donnée à titre uniquement informative. Elle n’a pas pour but de conseiller une molécule plutôt qu’une autre.

Seul un médecin est habilité à prescrire le traitement approprié à son patient.

 

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II. Les traitements des phases aigües


La phase maniaque

Les neuroleptiques ou antipsychotiques (1) sont des médicaments à effet neurobiologique, utilisés entre autre dans le traitement de la bipolarité. Ils  agissent sur les neurones, plus spécifiquement sur les transmetteurs. Les molécules permettent aux neurones de communiquer entre eux. Le transmetteur le plus particulièrement visé est ladopamine.

Les antipsychotiques typiques 

Les antipsychotiques typiques ou « de première génération » sont une sous-classe des neuroleptiques. Ils agissent rapidement et efficacement sur les hallucinations, les idées délirantes, les troubles du moi et les perturbations de la pensée. Découverts dans les années 1950, ils sont de plus en plus remplacés par les neuroleptiques dits atypiques. Ils présentent des  effets indésirables désagréables. Cependant, en fonction de la pathologie, les médecins peuvent prescrire dans le traitement des états maniaques : l’halopéridol  (Haldol),la cyamémazine (Tercian), l’Amisulpride (Solian), la Pipampérone (Dipiperon).

Les antipsychotiques atypiques

Les antipsychotiques atypiques désignent une sous-classe pharmacologique des neuroleptiques utilisés dans le traitement médicamenteux de troubles psychiatriques.  Le qualificatif « atypique » est utilisé pour distinguer ces médicaments des antipsychotiques « typiques ». En effet, les antipsychotiques atypiques sont réputés être plus spécifiques avec moins d’effets indésirables et  plus efficaces. Ils sont apparus au début des années 1990. Les molécules prescrites sont généralement :l’olanzapine (Zyprexa),la rispéridone (Rispéridal),l’aripriprazole (Abilify).

Les effets secondaires sont fréquents mais s’estompent après quelques semaines.  D’autres effets secondaires sont plus  importants comme une prise de poids rapide ou des dérèglements du métabolisme. Il est donc important d’avoir un suivi médical très régulier.

(1)    médicaments agisaent sur le psychisme et plus particulièrement utilisés dans le traitement des psychoses

 

La phase dépressive

Les antidépresseurs

La prescription des antidépresseurs, dans le trouble bipolaire, fait l’objet d’un vaste débat au sein de la communauté médicale internationale. En effet, nombreux sont les spécialistes qui recommandent une plus grande prudence dans leur utilisation. En effet, le risque de virages maniaques ou hypomaniaques sous antidépresseurs est relativement important. Ils sont généralement justifiés en cas de dépressions d’intensité sévère et toujours en association avec un thymorégulateur.

En pratique, les ISRS (3) sont les plus prescrits dans ce contexte car ils ont moins de risque d’induire des virages de l’humeur. Il est recommandé,  en pratique, d’arrêter progressivement le traitement antidépresseur dans les six mois qui suivent la rémission de l’épisode dépressif, afin de diminuer le risque.

Compte tenu des facteurs de risques, une surveillance médicale stricte est indispensable. La dépression bipolaire n’est pas dépression nerveuse comme les autres. Les antidépresseurs ne sont donc généralement justifiés qu’en cas de dépressions d’intensité sévère et toujours en association avec un thymorégulateur.Les molécules ISRS (2) prescrites sont généralement  lecitalopram (Seropram),la fluoxétine (Prozac),l’oxalate d’escitalopram (Seroplex),  la paroxétine (Deroxat).
-  La sertraline (Zoloft)  .

(2)  inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine

 

Les médicaments précités sont prescrits à titre personnel, uniquement par un mèdecin, dans des quantités précises.

Il ne faut pas les recommander, ni en donner à d’autres personnes.

… A suivre

 

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ULICE (Unité locale d’intervention de crise et d’évaluation)

Posté par association bipolaire provence le 9 mai 2011

ulice.jpgViolence, tentative de suicide, crise familiale… Contrairement aux idées reçues et aux pratiques habituelles, l’hospitalisation de patients en détresse dans une unité psychiatrique n’est pas toujours la réponse adaptée. Le pôle universitaire de psychiatrie de l’AP-HM,  a lancé en 2010, une expérience de prise en charge à domicile pour soutenir les personnes en grande souffrance psychique et leurs parents souvent à bout de souffle.

Une équipe mobile composée d’un médecin et d’un infirmier se rend chez la personne. L’objectif est de trouver des solutions adaptées en concertation avec les familles et si possible de proposer une alternative à l’hospitalisation. Désemparées face aux troubles de leur proche, les familles peuvent désormais contacter directement l’équipe spécialisée ULICE (Unité locale d’intervention de crise et d’évaluation). Après une évaluation téléphonique du degré d’urgence et de la pertinence de l’intervention l’équipe se rendra au domicile si cela s’avère nécessaire. 

L’expérience montre que le premier échange téléphonique permet bien souvent de différer la demande et d’explorer des ressources insoupçonnées. Formée aux thérapies familiales, l’équipe propose une prise en charge intensive sur une durée limitée à 2 mois maximum, en utilisant les principes de la thérapie contextuelle qui recommande de traiter le contexte plutôt que l’individu isolé.

Pour l’instant, ULICE n’intervient pas en urgence. Cette activité se développe en réseau en collaboration avec les associations d’usagers, les structures sanitaires existantes et les services municipaux. L’expérience est menée depuis plusieurs mois dans les 8e, 9e et 10e arrondissements de Marseille. 

Contact :
ulice@ap-hm.fr

04 91 38 54 60

Sources : reseau-ch.org

Plus d’info : cliquer ICI

Retrouver les dernières infos de notre association :  ICI

 

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Bipolarité et hérédité

Posté par association bipolaire provence le 7 mai 2011

Avoir un enfant est une lourde responsabilité qui prend une dimension encore plus grande lorsque l’on est atteint de troubles bipolaires.

L’enfant a-t-il des risques d’être lui aussi malade ?  La bipolarité est-elle réellement héréditaire ? Cet article paru dans Psychomédia (avec source Science Daily) nous éclaire sur ce sujet :

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« Les enfants et les adolescents dont un parent est atteint du trouble bipolaire (maniaco-dépression ou psychose maniaco-dépressive) semblent avoir un risque plus élevé de développer le trouble avec un début précoce ainsi que des troubles de l’humeur et des troubles anxieux, selon une étude parue dans les Archives of General Psychiatry. Boris Birmaher de l’Université de Pittsburgh et ses collègues ont comparé 388 enfants (âgés de 6 à 18 ans) de 233 parents atteints du trouble à 251 enfants de 143 parents sans le trouble (choisis selon des caractéristiques sociodémographiques correspondantes).

10.6% des enfants de parents bipolaires présentaient les symptômes d’un trouble du spectre bipolaire comparativement à 0.8% des enfants du groupe de comparaison.

28.6% des enfants dont les deux parents étaient atteints du trouble avaient développé le trouble. Le risque de développer un trouble de l’humeur ou anxieux était le même pour les enfants avec un ou deux parents ayant le trouble.

La plupart des parents ayant le trouble rapportaient que leur maladie avait débuté avant l’âge de 20 ans et environ 20% rapportaient qu’elle avait débuté avant l’âge de 13 ans.

Cependant, chez la plupart de leurs enfants ayant développé le trouble, le premier épisode était survenu avant l’âge de 12 ans, ce qui suggère, commentent les chercheurs, soit que les parents ont une meilleure perception des symptômes de leurs enfants tôt dans la vie, soit que le trouble se manifeste plus précocement chez les nouvelles générations. »

Le risque d’avoir un enfant atteint de troubles bipolaires avec un des parents malade, est certes plus élevé qu’avec deux parents non bipolaires. Mais il est important de relativiser cette information. Car selon des statistiques canadiennes sur le cancer, les risques de développer un cancer  dans sa vie sont bien plus importants : environ 40 % des hommes et 35 % des femmes en  seront un jour atteints.

Sources : Psychomédia

 

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