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Bipolarité et bonheur

Posté par association bipolaire provence le 4 juin 2011

A la poursuite du bonheur… C’est l’un des souhaits les plus partagés.

Les auteurs d’une récente étude, publiée dans Perspectives on Psychological Science, ont  exploré les conséquences que peut avoir le bonheur. Les chercheurs l’affirment : ce dernier ne devrait pas être considéré comme universellement et fondamentalement bon.

La psychologie positive  (psychologie orientée vers le développement personnel et le changement social)   a créé certains outils permettant avec efficacité, d’estimer le degré de bonheur, voire de l’influencer. Elle a tiré ensuite de ses enseignements. Des méthodes permetteraient d’augmenter le ressenti « heureux » de chacun. Par exemple, elle propose de noter en fin de journée un ou des évènements quotidiens positif, de noter les pensées et ressentis physiques provoqués au moment où l’évènement s’est produit. Puis au moment où l’on en prend note.  Cela augmenterait notre sensation globale de bonheur. Là où les TCC se focalisent sur la maladie, la psychologie positive agit en amont et en aval. En prévention primaire, elle renforce chez les patients  ce qui va les rendre forts face à l’adversité. Et dans le suivi, elle les aide à ne pas rechuter.

bonheur.jpg Mais  cette  poursuite à être heureux peut se retourner contre soi. Les êtres qui recherchent le bonheur à tout prix et pour eux-mêmes, pourraient se sentir moins bien qu’aux prémices  de leur cherche.

Juin Gruber(1)  a fait une expérience significative. Les personnes qui regardent un film joyeux après avoir lu un article qui tente de décrire le bonheur, se sentent moins heureux après le film, que des personnes n’ayant pas lu de tels articles. Selon elle, l’explication se trouverait dans les attentes déçues. Quand une personne ne se sent pas aussi heureuse qu’elle l’avait prévu ou attendu, c’est finalement l’effet inverse qui se produit sur le sentiment global et diffus de bonheur.

En plus d’un effet pervers des attentes, on peut également remarquer que trop de bonheur semble nuire au bonheur. Des expérimentations ont  suggéré que les personnes qui ressentent de façon la plus extrême la sensation de bonheur et de bien-être général, semblent recéler moins de créativité, ou prennent de manière générale, plus de risques. Comme par exemple les bipolaires lors de phases maniaques. Les  patients ressentent alors de hauts degrés d’émotions positives accompagnant, et parfois entraînant, des comportements à risques, tels que l’abus de substances psychotropes, la consommation ou les dépenses excessives, la conduite à risque ou la recherche d’activités insouciantes. Mais même dans le cas de personnes non-bipolaires, de trop hauts degrés de bonheur peuvent avoir des conséquences néfastes. Comme si l’émotion un bonheur intense laissait une empreinte de cette intensité dans les souvenirs.

D’autre part, un ressenti heureux inapproprié peut faire apparaitre le bonheur comme source d’embarras. En effet, Il ne parait sain de se sentir heureux lors d’évènements fâcheux touchant nos proches, ou des inconnus. Par exemple, se sentir joyeux à la vue d’une personne pleurant un disparu, ou lorsque l’on apprend qu’un ami vient d’avoir un accident. Là encore, ce type de bonheur « inapproprié » se rencontre de manière flagrante dans certaines pathologies, dont les phases mixtes ou maniaques des accès  bipolaires. Il est moins flagrant mais peut aussi se retrouver chez des non-bipolaires.

Enfin, un bonheur systématique peut être le signe d’un déficit en émotions négatives (tristesse, culpabilité, honte). Ce qui paradoxalement, n’est pas aussi enviable que cela parait de prime abord. Les émotions négatives sont en effet des indicateurs utiles, pour les relations affectives tant que sociales : la culpabilité nous rappelle de nous comporter correctement envers d’autres personnes, la peur empêche de prendre des risques inutiles. Aussi, les émotions négatives font tout autant que les positives, partie d’une vie normale.

Les auteurs de cette étude rappellent que depuis plusieurs années déjà, la psychologie a découvert le moteur principal du bonheur. Le prédicteur le plus efficace et pertinent du sentiment d’être heureux, est  la capacité d’avoir et d’entretenir des relations sociales significatives et signifiantes. Ceci implique que la meilleure façon d’atteindre le bonheur, semble avant tout d’arrêter de se soucier de l’atteindre et de plutôt dépenser son énergie à nouer et améliorer les liens sociaux et affectifs, par exemple familiaux, amicaux et professionnels, qui représentent le véritable fond d’une vie heureuse, psychologiquement « équilibrée« .

(1) Gruber Juin est professeur adjoint de psychologie à Yale et est directeur de l’émotion positive Yale et psychopathologie (YPEP) Laboratoire. Elle a obtenu son doctorat à l’Université de Californie à Berkeley. Ses recherches actuelles portent sur les éventuels aspects dysfonctionnels des émotions positives et comment elle peut se rapporter à la santé mentale.

Sources :  psychoweb.fr

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Formation des professionnels de santé à la psychoéducation des bipolaires

Posté par association bipolaire provence le 2 juin 2011

L’utilité de la psychoéducation est officiellement reconnue.

FondaMental campus, pôle de la Fondation Fondamental, lance auprès des professionnels de  santé une formation à la psychoéducation des patients atteints de troubles bipolaires.

Il s’agit d’un premier volet d’une série de programmes visant à promouvoir des thérapeutiques innovantes et à encourager  leur  adoption  en  soins  de  routine,  cette  formation  s’inscrit  dans  la  philosophie  de l’éducation thérapeutique.

La psychoéducation des troubles bipolaires ou de la schizophrénie fait partie des recommandations internationales de prise en charge mais reste encore marginale à l’heure actuelle en France, bien que cette thérapie innovante soit efficace et relativement peu coûteuse.

Plusieurs études scientifiques randomisées (double aveugle) et contrôlées ont démontré son efficacité : diminution du   taux   de   rechutes   dépressives   et   maniaques,   diminution   de   la   durée   des   hospitalisations   et meilleure adhérence au traitement médicamenteux…  

C’est pour encourager la diffusion de cette stratégie psychothérapeutique dans les soins courants que la fondation FondaMental a développé un programme de formation à la psychoéducation des patients bipolaires à l’attention des professionnels de santé.

Sources : http://www.fondation-fondamental.org

 

Avez-vous déjà suvi une programme de psychoéducation ?

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Prévenir l’appariation de la bipolarité : bientôt une réalité ?!

Posté par association bipolaire provence le 16 mai 2011

Jusqu’à présent, il n’était pas envisageable de prévenir l’apparition d’un trouble bipolaire chez une personne.

Des études tendent à montrer que les enfants de bipolaires développeraient une hypersensibilité mesurable par une hormone : le cortisol.

Des chercheurs canadiens commencent à comprendre où intervenir pour empêcher cette hypersensibilité de se développer et donc de prévenir l’apparition de la maladie. Une vraie source espoir !

Voici un article paru récemment dansCanoe.ca(sources Université Concordia) qui nous éclaire sur ce sujet:

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Les gens qui ont une mère ou un père qui souffre d’un trouble bipolaire devraient surveiller leurs niveaux de stress.

Une étude internationale, menée par l’Université Concordia à Montréal et publiée dans la revue Psychological Medecine, montre que pour répondre à des facteurs de stress de la vie de tous les jours, le niveau de cortisol monte plus vite chez des sujets qui ont des parents souffrant de troubles bipolaires.

Le cortisol est une hormone produite par le corps en réponse à une situation de stress.

Il s’agit de la première étude à faire ce lien.  « Les précédentes recherches ont montré que les enfants dont les parents souffraient de troubles bipolaires avaient quatre fois plus de chance de développer des troubles de l’humeur que ceux dont les parents n’avaient pas ces troubles, a expliqué l’un des auteurs de cette étude, Mark Ellenbogen. L’objectif de notre recherche était de déterminer comment cela se produit. »

M. Ellenbogen et ses collègues ont déjà montré que les niveaux de cortisol des enfants dont les parents ont des troubles bipolaires sont plus élevés que les autres. Les chercheurs ont ensuite mesuré ces niveaux de cortisol sur ces mêmes sujets à la fin de l’adolescence, ainsi que les niveaux de stress chronique et épisodique.

« Notre étude montre que les enfants à risque sont biologiquement plus sensibles à l’expérience du stress comparé aux autres, a expliqué M. Ellenbogen. Cette plus grande réactivité au stress pourrait expliquer pourquoi ces descendants finissent par développer des troubles et risquent de devenir malades plus tard. »

« Nous commençons à comprendre où nous pourrions intervenir pour empêcher cette hypersensibilité de se développer, a poursuivi M. Ellenbogen. Cette sensibilité croît durant l’enfance et nous pensons que nous pourrions apprendre aux parents et à leur descendance comment prendre le dessus sur le stress avant de se confronter à des facteurs de stress plus importants. Cette prévention pourrait avoir un impact significatif . »

Qu’en pensez-vous ?

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Bipolarité et hérédité

Posté par association bipolaire provence le 7 mai 2011

Avoir un enfant est une lourde responsabilité qui prend une dimension encore plus grande lorsque l’on est atteint de troubles bipolaires.

L’enfant a-t-il des risques d’être lui aussi malade ?  La bipolarité est-elle réellement héréditaire ? Cet article paru dans Psychomédia (avec source Science Daily) nous éclaire sur ce sujet :

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« Les enfants et les adolescents dont un parent est atteint du trouble bipolaire (maniaco-dépression ou psychose maniaco-dépressive) semblent avoir un risque plus élevé de développer le trouble avec un début précoce ainsi que des troubles de l’humeur et des troubles anxieux, selon une étude parue dans les Archives of General Psychiatry. Boris Birmaher de l’Université de Pittsburgh et ses collègues ont comparé 388 enfants (âgés de 6 à 18 ans) de 233 parents atteints du trouble à 251 enfants de 143 parents sans le trouble (choisis selon des caractéristiques sociodémographiques correspondantes).

10.6% des enfants de parents bipolaires présentaient les symptômes d’un trouble du spectre bipolaire comparativement à 0.8% des enfants du groupe de comparaison.

28.6% des enfants dont les deux parents étaient atteints du trouble avaient développé le trouble. Le risque de développer un trouble de l’humeur ou anxieux était le même pour les enfants avec un ou deux parents ayant le trouble.

La plupart des parents ayant le trouble rapportaient que leur maladie avait débuté avant l’âge de 20 ans et environ 20% rapportaient qu’elle avait débuté avant l’âge de 13 ans.

Cependant, chez la plupart de leurs enfants ayant développé le trouble, le premier épisode était survenu avant l’âge de 12 ans, ce qui suggère, commentent les chercheurs, soit que les parents ont une meilleure perception des symptômes de leurs enfants tôt dans la vie, soit que le trouble se manifeste plus précocement chez les nouvelles générations. »

Le risque d’avoir un enfant atteint de troubles bipolaires avec un des parents malade, est certes plus élevé qu’avec deux parents non bipolaires. Mais il est important de relativiser cette information. Car selon des statistiques canadiennes sur le cancer, les risques de développer un cancer  dans sa vie sont bien plus importants : environ 40 % des hommes et 35 % des femmes en  seront un jour atteints.

Sources : Psychomédia

 

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Vote des « soins psychiatriques sans consentement » à l’Assemblée Nationale 15/03/2011

Posté par association bipolaire provence le 19 mars 2011

Aujourd’hui environ 70 000 personnes sont hospitalisées sans leur consentement : 85 % en HDT (hospitalisation à la demande d’un tiers) et 15 % en HO (hospitalisation d’office).

stethoscope1.jpgLa loi des « soins psychiatriques sans consentement«  va remplacer l’hospitalisation sous contrainte existante (loi de 1990) : HDT et  HO. En outre, une période d’observation préalable de 72 heures est aussi prévue.

Le projet prévoit l’intervention d’un juge des libertés et de la détention (JLD) après 15 jours d’hospitalisation sans consentement  ainsi que de nouveaux aménagements:

- suppression des sorties d’essais

- mise en place d’un jury d’experts pour les cas  les plus graves. En cas de désaccord, le juge des libertés trancherait

- nouvelle possibilité d’hospitalisation sans consentement  « en cas de péril imminent » sans qu’il y ait trouble à l’ordre public

- mise en place d’une obligation de soins ambulatoires (ou à domicile) sans consentement 

- allongement de la période d’observation pour hospitalisation sans consentement à 72 heures contre 48 h actuellement

- dispositif de suivi renforcé pour les cas les plus sensibles (personnes déclarées irresponsables pénalement ou ayant séjournées dans une unité pour malades difficiles).

Ce projet de loi est dénoncé par la plupart des soignants.  Ils le considèrent  « rétrograde, injuste et inadaptée ».  Les députés ont voté quasiment en l’état l’ensemble des dispositions du projet. Cependant le  gouvernement peut faire évoluer ses positions d’ici la discussion au Sénat.

En savoir plus : ici


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Bipolarité et justice

Posté par association bipolaire provence le 15 mars 2011

 

Le 15 mars 2011 le journal « L’indépendant «  publiait un article qui illustre, bien malgré lui, la Semaine d’Information sur la Santé Mentale 2011.

Il s’intitulait :  « Narbonne. Le voleur farfelu en prison pour 26 mois ».

Cet article relatait l’histoire d’un jeune homme de 24 ans, souffrant de troubles psychiatriques évidents, traduit devant la justice pour vols et récidives.  Il s’exprimait de façon désordonnée et éprouvait les pires difficultés à se concentrer. Il ne cessait de bouger les bras et la tête. L’expert psychiatrique en avait conclu qu’il souffrait d’un trouble bipolaire. Il avait, a priori, commis des délits lors de phases thymiques. Et pourtant ce jeune homme a été condamné à 26 mois de prison ferme sans lui prescrire aucun soin.

Ce fait divers nous amène à réfléchir sur le chemin à parcourir pour faire (re) connaître et accepter la bipolarité. Il réouvre aussi le débat sur la responsabilité du patient lors des accès maniaques ou dépressifs. Prison ou hôpital ?

Qu’en pensez-vous ?

 

Lors d'un accès le bipolaire est-il responsable de ses actes ?

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