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Bipolarité et addictions

Posté par association bipolaire provence le 29 juillet 2011

bipolaritettabac.jpgUne étude israélienne  menée par le Dr Anatoly Kreinin du Centre de santé mentale dans Tirat Carmel, a constaté le pourcentage des fumeurs était plus élevé parmi les bipolaires que dans la population générale en Israël.

Cette recherche a également constaté que les bipolaires ont tendance à consommer plus d’alcool et de drogues que les non-bipolaires.

Les résultats de l’étude ont été publiés en Juin dans Journal of Comprehensive Psychiatry. 102 patients atteints de trouble bipolaire ont été répartis en 2 catégories « fumeurs » et   « non-fumeurs ». La catégories « fumeurs » a été subdivisée en « fumeurs modérés (jusqu’à 20 cigarettes par jour) » et « gros fumeurs ». Il a également été tenu compte de leur âge au moment de l’apparition de la maladie, le nombre de foyers qu’ils ont eu, l’intensité de leurs symptômes psychotiques, leur consommation de médicaments, et données socio-économiques.

Cette étude a été faite sur 102 bipolaires. Ces patient ont été classés deux catégories : fumeurs ou non  non fumeurs, puis subdivisé en plus de 20 cigarettes par jour  ou encore, par exemple, moins de 5 cigarettes par jour.  L’étude a également classé les sujets en fonction de leur âge, de leurs maladies mentales, de l’intensité de leurs symptômes, de la consommation de médicaments, etc…

Les résultats montrent que 53,90 % des patients malades de dépression sont des fumeurs. Notons que ce chiffre est 2.36 fois plus élevé que le taux de tabagisme de la société israélienne. L’étude avance par ailleurs de 70.90 % des dépressifs israéliens ont commencés à fumer avant de souffrir de troubles psychiatriques.

Selon, le Dr Kreinin, avant de traiter les dépressifs, il faudrait commencer par les désintoxiquer des cigarettes, de l’alcool ou des drogues. Un programme de réadaptation complet doit être créé et impliquer des spécialistes de la toxicomanie.

Le médecin ajoute que : « lorsque les bipolaires suivent  leur traitement, ils peuvent avoir une vie stable » mais « lorsqu’ils ne le suivent pas, leurs dépendances augmentent et l’effet sur la maladie n’est que pire ».

Si l’équipe israélienne ne prouve pas que la cigarette rend dépressif, elle met tout de même en lumière qu’une grande partie des malades sont des fumeurs.

Sources : israelnationalnews

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Décrets d’application de la loi : Soins psychiatriques du 5 juillet 2011

Posté par association bipolaire provence le 24 juillet 2011

18 juillet 2011

Deux décrets du 18 juillet 2011,  permettent l’entrée en vigueur  au 1er août 2011, de la loi du 5 juillet 2011 relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge.

« Bien qu’entrant en vigueur au 1er août 2011, ces décrets sont déjà applicables depuis  le 20 juillet 2011, s’agissant des modalités de saisine du juge pour le contrôle de plein droit des mesures de soins psychiatriques en cours avant cette date et des dispositions relatives aux modalités du recueil de l’avis du collège pour les patients faisant l’objet d’un suivi particulier.

Hors hospitalisation complète, les soins sous contrainte sont encadrés par un « programme de soins psychiatriques », « établi et modifié par un psychiatre qui participe à la prise en charge » de la personne concernée. Ce programme peut inclure une ou plusieurs modalités de prise en charge : hospitalisation à temps partiel, soins ambulatoires, soins à domicile, traitements médicamenteux. « L’élaboration du programme et ses modifications sont précédées par un entretien au cours duquel le psychiatre recueille l’avis du patient », indique le décret. Ce programme de soins est modifiable à tout moment selon l’évolution de l’état de santé de la personne. En cas d’inobservance du programme, un retour à l’hospitalisation complète peut être proposé par le médecin. Le programme de soins est transmis par le psychiatre au directeur d’établissement qui en remet une copie « sans délai » au préfet de département (ou préfet de police pour la ville de Paris) qui doit être averti de tout changement substantiel de prise en charge.

Le décret précise l’organisation des collèges de soignants qui rendront auprès des représentants de l’État et des juges des libertés, des avis sur les patients faisant l’objet d’un suivi particulier. Chaque collège est composé de « trois membres appartenant au personnel de l’établissement d’accueil du patient » (dont le psychiatre de la personne à titre principal). Convoqué par le directeur d’établissement, le collège dispose d’un délai maximal de cinq jours pour rendre son avis. Le décret détaille aussi la forme de la demande du tiers sollicitant l’admission d’une personne en soins psychiatrique, ainsi que les obligations formelles des certificats et avis médicaux adressés au préfet. Ce texte modifie par ailleurs les modalités d’admission des patients en unités pour malades difficiles (UMD) ainsi que les dispositions relatives aux commissions départementales des soins psychiatriques. »

 

Sources :  le quotidien du médecin.

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Antipsychotiques : la prise de poids et le risque accru de diabète mieux compris

Posté par association bipolaire provence le 17 juillet 2011

Une étude néerlandaise menée sur l’olanzapine (Zyprexa), a été présentée au congrès annuel SSIB 1 (Société pour l’étude du comportement alimentaire) qui s’est tenue en Floride, du 12 juillet  au 16 juillet 2011.

antipsychotiquelaprisedepoidsetlerisqueaccrudediabtemieuxcompris.jpgL’olanzapine est prescrite pour traiter la schizophrénie et les  troubles bipolaires Des études chez l’humain et chez l’animal, ont démontré  à une prise de poids et une la résistance à l’insuline.

Leurs résultats ont confirmé les études précédentes. L’olanzapine pouvait induire une prise de poids en faisant manger plus et consommer plus de calories. Ils montrent aussi que le médicament réduit la température du corps, ce qui réduit la dépense énergétique. Il altère aussi le métabolisme du glucose, ce qui peut contribuer à la réduction de la sensibilité à l’insuline.

Anton Scheurink et Simon Evers de l’Université de Groningen ont mené cette étude, visant à identifier les mécanismes sous-tendant les effets métaboliques du médicament, avec des volontaires masculins en bonne santé.

« Notre groupe de recherche estime que la baisse de la température corporelle est l’effet le plus direct et consistant de l’olanzapine chez les humains et les animaux. Cette baisse de la température peut expliquer plusieurs des effets secondaires métaboliques du médicament, incluant la suralimentation, la dépense énergétique réduite, la sédation, la glycémie (taux de sucre sanguin) élevée et la résistance à l’insuline. »

 1 La SSIB est un organisme de recherche scientifique sur les comportements alimentaires, des liquides et ses associés les processus biologiques, psychologiques et sociaux.

Sources : psychomedia

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Recherche sur la bipolarité au Canada

Posté par association bipolaire provence le 10 juillet 2011

rechercheenpsychiatrie.jpgLe Canada reste  précurseur en matière de recherche sur la bipolarité.

« Le Laboratoire Pfizer versera 200 000 $ cette année pour appuyer les chercheurs canadiens.

Pfizer Canada lance le Programme d’excellence en recherche psychiatrique dans le but de soutenir les efforts des chercheurs canadiens et de faire progresser la recherche clinique et la prise en charge des patients dans ce domaine.

Ce programme de bourses de recherche s’adresse à tous les chercheurs qui s’intéressent aux troubles psychiatriques et aux maladies mentales, qu’ils soient médecins, professeurs ou pharmaciens. Deux bourses de 100 000 $ seront remises en vue de financer des projets de recherche novateurs portant sur le trouble dépressif majeur, la schizophrénie et le trouble bipolaire.

Un comité externe indépendant, constitué d’experts canadiens en recherche médicale, se penchera sur tous les projets soumis et choisira les lauréats.

« De par son engagement à l’égard de la recherche en santé mentale, le Canada fait manifestement figure de chef de file, et c’est un privilège de prendre part à un programme si prometteur et utile, affirme Dre MacQueen. En soutenant les chercheurs qui proposent de nouvelles initiatives, Pfizer leur permet d’approfondir les connaissances cliniques sur la prévention et la prise en charge des troubles psychiatriques afin d’alléger le fardeau associé à ces maladies. »

Les projets admissibles cette année comprennent la recherche clinique chez l’humain et la recherche évaluative ou épidémiologique portant sur le trouble dépressif majeur, la schizophrénie ou le trouble bipolaire. »

Sources : CNW. Newswire.ca

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Le gouvernement prépare un nouveau Plan de santé mentale

Posté par association bipolaire provence le 6 juillet 2011

« La secrétaire d’Etat à la Santé vient d’installer le comité d’orientation chargé d’élaborer un nouveau Plan de santé mentale.

La loi relative aux droits et à la protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques et aux modalités de leur prise en charge, récemment adoptée par le Parlement, sera accompagnée d’un nouveau Plan psychiatrie – santé mentale. Le comité d’orientation a installé le 27 juin par Nora Berra, secrétaire d’Etat chargée de la Santé, a pour mission d’élaborer ce plan. Au-delà de ce nouveau plan, Nora Berra appelle de ses vœux un véritable « débat de société», qui questionne en profondeur « la capacité de notre société à reconnaitre, prendre en compte, accompagner les difficultés que les personnes traversent avec l’expérience de la maladie », afin de « garantir la citoyenneté et l’inclusion, malgré la pathologie et le handicap ».

Pour déboucher sur « un cadre stratégique clair et lisible », la secrétaire d’Etat souligne sa volonté d’associer l’ensemble des acteurs concernés à sa définition. Associations d’usagers de la psychiatrie, fédérations d’établissements publics et privés, sanitaires et médico-sociaux, secteur de la psychiatrie et du handicap psychique, conférences de directeurs et présidents de CME des établissements hospitaliers, syndicats de médecins hospitaliers et libéraux et syndicat de psychologues, association d’infirmiers en psychiatrie et de directeurs des soins, sociétés savantes : tous seront donc représentés au sein du comité d’orientation. Le directeur général de la santé (DGS), Jean-Yves Grall, est chargé de finaliser la composition, la méthode et le calendrier de ce comité. Objectif : que le plan soit finalisé avant la fin de l’année. »

 

Sources : Weka

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Adoption du projet de loi des « soins psychiatriques sans consentement »

Posté par association bipolaire provence le 5 juillet 2011

22 juin 2011

Le parlement français a adopté, en 3ème lecture, le  projet de loi sur la psychiatrie vivement contesté par la plupart des professionnels et des associations de défense des malades psychiatriques.

La loi  permet donc :

- l’’hospitalisation d’office d’une personne en cas de « péril imminent »

- une période d’observation de 72 heures

- l’obligation de soins sans consentement à domicile.

Cette loi est la conséquence directe des suites du meurtre, en novembre 2008 à Grenoble, d’un étudiant par un malade qui s’était échappé d’un hôpital psychiatrique.

Néanmoins la loi  tient compte de deux décisions du Conseil constitutionnel :

- un second avis psychiatrique est nécessaire pour le maintien à l’hôpital lorsque le préfet décide de ne pas suivre les recommandations d’un psychiatre favorables à une levée de l’hospitalisation.

- le maintien de l’hospitalisation sans consentement, à la demande d’un tiers, sans l’intervention d’un magistrat au-delà de 15 jours a été retiré

Ces nouvelles dispositions devraient entrer en vigueur le 1er août 2011 (la loi n’a pas encore été publiée).

Post réactualisé le 05/07/2011

 

Approuvez-vous l'adoption de la loi sur les soins psychiatriques sans consentement ?

Voir les résultats

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Le trouble bipolaire n’augmente pas le risque de crimes violents

Posté par association bipolaire provence le 23 juin 2011

Faire évoluer les mentalités du grand public face aux peurs que suscitent les maladies mentale. Vaste débat, que le projet de loi sur les soins psychiatriques sans consentement adoptée le 15 juin 2011, remet aussi à l’ordre du jour.

letroublebipolairenaugmentepaslerisquedecrimesviolents.jpg

Une étude du  Karolinska Institutet (Suède) suggère que le trouble bipolaire n’augmente pas le risque de commettre des crimes violents. Au lieu de cela, la surreprésentation des bipolaires dans les statistiques de criminalité violente est presque totalement attribuable aux abus de drogues.

Le débat public sur les crimes violents, où un malade psychiatrique est impliqué, induit généralement que cette violence est une conséquence directe de la maladie. Des recherches antérieures ont également suggéré que les bipolaires seraient plus susceptibles de se comporter violemment. Toutefois, il a été difficile de savoir si la violence est due au trouble lui-même, ou si elle est la  cause  de la personnalité de l’individu ou de son mode de vie.

La nouvelle étude, menée par des chercheurs de l’Institut Karolinska et l’Université d’Oxford, a été présentée en septembre 2010 dans la revue scientifique Archives of General Psychiatry. Les chercheurs ont comparé le taux de crimes violents de plus de 3.700  bipolaires soignés dans des hôpitaux suédois entre 1973 et 2004 avec celle de 37.000 individus de la population en général.

Dans cette étude,  21% des patients atteints de trouble bipolaire et souffrant d’une addiction (alcool ou drogues) ont été reconnus coupables de crimes violents. Chez les bipolaires sans addiction le taux s’élève à 5 % alors que chez les individus en général, il est de 3%. Les différences proviennent de la comptabilisation de l’âge, du sexe, des personnes issues de l’immigration, du statut socio-économique, et de la prise en compte d’un accès maniaque ou dépressif plus ou moins récent.

 » Fait intéressant, en corrélation avec les résultats antérieurs que nous avons observé dans la schizophrénie. Les bipolaires, aussi,  ne sont pas plus violents que les individus ne souffrant pas de pathologie psychiatrique, à condition qu’il  se souffre pas d’une toxicomanie « , explique le professeur Niklas Långström, chef de le Centre de prévention de la violence au Karolinska Institutet, et l’un des chercheurs à l’origine de l’étude.

Selon les chercheurs, les résultats confirment la nécessité d’initiatives visant à prévenir, identifier et traiter l’abus de substance, afin de  lutter contre la criminalité violente. En outre, le professeur Långström espère que les résultats de cette étude permettront de changer les mentalités qui assimilent  les malades psychiatriques à des criminels violents.

 » La peur injustifiée et la stigmatisation de la maladie augmente l’aliénation mentale des personnes atteintes de troubles psychiatriques et les rend moins enclins à rechercher les soins dont ils ont besoin «   commente le professeur Långström.

Meilleure sera l’information sur la bipolarité, meilleure sera la compréhension et l’acceptation de la maladie par le grand public. Car la peur de la  maladie psychiatrique provient avant tout de l’ignorance.

 Sources : Karolinska Institutet Suède

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Les rythmes circadiens

Posté par association bipolaire provence le 12 juin 2011

Les rythmes circadiens (aussi appelés horloge biologique) dirigent les cycles réguliers de nos jours et nos nuits. Notre organisme oscille en permanence au cours de ces 24 heures. La température du corps, la concentration sanguine et la plupart des hormones varient. Il en est de même pour les capacités de mémorisation et de concentration.

L’ensemble des recherches récentes montre que la vigilance du cerveau (l’activation cérébrale qui permet de recevoir et de percevoir un nombre croissant d’informations du monde extérieur) augmente progressivement et lentement durant les heures qui suivent l’éveil.

Une étude présentée, en 2009, lors de la 8ème conférence internationale sur le trouble bipolaire de Pittsburgh suggère que des anomalies dans les gènes, qui contrôlent les rythmes circadiens,  contribuent au développement du trouble bipolaire.

lesrythmescircadiens.jpg

 

« Nous avons observé que des souris portant une mutation sur l’un des gènes principaux du rythme circadien, le gène Clock (1) avaient un profil comportemental étonnamment similaire à celui de personnes qui vivent un épisode maniaque du trouble bipolaire. De plus (…) le lithium ramenait leurs comportements au niveau normal  » a rapporté Le docteur Colleen A. McClung de l’Université du Texas qui a dirigée l’étude.

Cette étude a été menée parce que de nombreux bipolaires présentent des anomalies au niveau de leurs rythmes biologiques. La dépression et le trouble bipolaire ont été associés à des perturbations importantes du sommeil et de l’activité. Les changements d’horaires peuvent déclencher des épisodes. De plus, des variations sur plusieurs gènes circadiens sont liées au trouble bipolaire.

Les mutations du gène Clock amènent une augmentation de l’activité de la  dopamine (2)

« Nos résultats indiquent un rôle clair des gènes circadiens, et du gène Clock en particulier, dans le contrôle de l’humeur, de l’anxiété et des comportements liés à la récompense (par ex. l’abus de substance) » résume le Dr. McClung. Ils devraient conduire éventuellement au développement de médicaments mieux ciblés pour le traitement du trouble, considère-t-elle.

(1)  contrôle la périodicité des différents fonctions ou activités, tel que les changements métaboliques, des cycles du sommeil ou de la photo synthèse
(2)   
la dopamine joue le rôle modulateur final des sorties motrices et psychiques essentiels

 Sources Psychomédia avec Medscape

 

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Bipolarité et justice suite…

Posté par association bipolaire provence le 9 juin 2011


Le 15 mars 2011,  l’article
: “Narbonne. Le voleur farfelu en prison pour 26 mois” de L’indépendant abordait le thème de la Bipolarité et justice.

Ce thème se représente à nouveau, le 9 juin 2011 sous la forme d’un article du Progrès : « Besançon : trois ans de prison pour le preneur d’otages de la BNP« 

bipolaritetjustice.jpg

 

 » Dans le cas exposé dans cet article, le tribunal a tenu compte des troubles bipolaires dont souffrait un braqueur de  banque.

En effet, le 27 mars 2009, un trentenaire prenait 5 personnes en otage en les menaçant d’un pistolet (inoffensif, ce que l’on n’a su que plus tard). Il réclamait 1 million d’euros et un hélicoptère pour s’enfuir. Il y eut alors des détonations dans la banque. Puis le braqueur relâcha des otages et tenta de sortir en menaçant le directeur qu’il maintenait de force. Après s’être installé au volant d’une voiture, il avait finit quelques mètres plus loin dans un muret.

Lors de l’audience du 5 mai dernier, le substitut du procureur avait réclamé 7 ans de prison à l’encontre du prévenu, bien que les expertises réalisées lors de l’instruction avaient établi qu’il souffrait de troubles bipolaires.

L’homme avait un suivi médical à l’époque mais avait interrompu ses soins et abusé d’alcool ce jour-là.

« Je voulais mourir, qu’on m’abatte comme un chien  » a expliqué devant les juges le prévenu. 

18 mois plus tard, après la reprise de son traitement, une détention provisoire puis le port d’un bracelet électronique, son état semble satisfaisant.

Le psychiatre a conclu à une  « altération de son discernement » et donc de sa responsabilité pénale.

Mais le substitut a surtout retenu la violence et la détermination de son acte, alors qu’il avait lui même décidé de se soustraire à son traitement, pour réclamer une peine de 7 années d’emprisonnement.

En ne réclamant qu’un euro symbolique de dommage et intérêts, ses victimes ont manifestement pris la mesure de la maladie mentale, plaidée par l’avocat de la défense qui demandait la clémence du tribunal.

Elle a finalement obtenu gain de cause.

Au terme de leur délibéré, les juges lui ont infligé une peine de 5 ans de prison dont deux avec sursis et mise à l’épreuve pendant 5 ans avec obligation de soins et de travail.

Toutes les parties civiles, banque inclue, ont obtenu un euro de dommage et intérêts.  »

Cet article illustre que, même en phase aigüe, le bipolaire reste responsable de ses actes. Surtout si il a de, lui-même, interrompu son traitement. Même si la pathologie n’exonère pas le bipolaire des actes qu’il commet, la justice tend à être un peu moins sévère dans ses décisions.

Sources : leprogres.fr

 

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Bipolarité et bonheur

Posté par association bipolaire provence le 4 juin 2011

A la poursuite du bonheur… C’est l’un des souhaits les plus partagés.

Les auteurs d’une récente étude, publiée dans Perspectives on Psychological Science, ont  exploré les conséquences que peut avoir le bonheur. Les chercheurs l’affirment : ce dernier ne devrait pas être considéré comme universellement et fondamentalement bon.

La psychologie positive  (psychologie orientée vers le développement personnel et le changement social)   a créé certains outils permettant avec efficacité, d’estimer le degré de bonheur, voire de l’influencer. Elle a tiré ensuite de ses enseignements. Des méthodes permetteraient d’augmenter le ressenti « heureux » de chacun. Par exemple, elle propose de noter en fin de journée un ou des évènements quotidiens positif, de noter les pensées et ressentis physiques provoqués au moment où l’évènement s’est produit. Puis au moment où l’on en prend note.  Cela augmenterait notre sensation globale de bonheur. Là où les TCC se focalisent sur la maladie, la psychologie positive agit en amont et en aval. En prévention primaire, elle renforce chez les patients  ce qui va les rendre forts face à l’adversité. Et dans le suivi, elle les aide à ne pas rechuter.

bonheur.jpg Mais  cette  poursuite à être heureux peut se retourner contre soi. Les êtres qui recherchent le bonheur à tout prix et pour eux-mêmes, pourraient se sentir moins bien qu’aux prémices  de leur cherche.

Juin Gruber(1)  a fait une expérience significative. Les personnes qui regardent un film joyeux après avoir lu un article qui tente de décrire le bonheur, se sentent moins heureux après le film, que des personnes n’ayant pas lu de tels articles. Selon elle, l’explication se trouverait dans les attentes déçues. Quand une personne ne se sent pas aussi heureuse qu’elle l’avait prévu ou attendu, c’est finalement l’effet inverse qui se produit sur le sentiment global et diffus de bonheur.

En plus d’un effet pervers des attentes, on peut également remarquer que trop de bonheur semble nuire au bonheur. Des expérimentations ont  suggéré que les personnes qui ressentent de façon la plus extrême la sensation de bonheur et de bien-être général, semblent recéler moins de créativité, ou prennent de manière générale, plus de risques. Comme par exemple les bipolaires lors de phases maniaques. Les  patients ressentent alors de hauts degrés d’émotions positives accompagnant, et parfois entraînant, des comportements à risques, tels que l’abus de substances psychotropes, la consommation ou les dépenses excessives, la conduite à risque ou la recherche d’activités insouciantes. Mais même dans le cas de personnes non-bipolaires, de trop hauts degrés de bonheur peuvent avoir des conséquences néfastes. Comme si l’émotion un bonheur intense laissait une empreinte de cette intensité dans les souvenirs.

D’autre part, un ressenti heureux inapproprié peut faire apparaitre le bonheur comme source d’embarras. En effet, Il ne parait sain de se sentir heureux lors d’évènements fâcheux touchant nos proches, ou des inconnus. Par exemple, se sentir joyeux à la vue d’une personne pleurant un disparu, ou lorsque l’on apprend qu’un ami vient d’avoir un accident. Là encore, ce type de bonheur « inapproprié » se rencontre de manière flagrante dans certaines pathologies, dont les phases mixtes ou maniaques des accès  bipolaires. Il est moins flagrant mais peut aussi se retrouver chez des non-bipolaires.

Enfin, un bonheur systématique peut être le signe d’un déficit en émotions négatives (tristesse, culpabilité, honte). Ce qui paradoxalement, n’est pas aussi enviable que cela parait de prime abord. Les émotions négatives sont en effet des indicateurs utiles, pour les relations affectives tant que sociales : la culpabilité nous rappelle de nous comporter correctement envers d’autres personnes, la peur empêche de prendre des risques inutiles. Aussi, les émotions négatives font tout autant que les positives, partie d’une vie normale.

Les auteurs de cette étude rappellent que depuis plusieurs années déjà, la psychologie a découvert le moteur principal du bonheur. Le prédicteur le plus efficace et pertinent du sentiment d’être heureux, est  la capacité d’avoir et d’entretenir des relations sociales significatives et signifiantes. Ceci implique que la meilleure façon d’atteindre le bonheur, semble avant tout d’arrêter de se soucier de l’atteindre et de plutôt dépenser son énergie à nouer et améliorer les liens sociaux et affectifs, par exemple familiaux, amicaux et professionnels, qui représentent le véritable fond d’une vie heureuse, psychologiquement « équilibrée« .

(1) Gruber Juin est professeur adjoint de psychologie à Yale et est directeur de l’émotion positive Yale et psychopathologie (YPEP) Laboratoire. Elle a obtenu son doctorat à l’Université de Californie à Berkeley. Ses recherches actuelles portent sur les éventuels aspects dysfonctionnels des émotions positives et comment elle peut se rapporter à la santé mentale.

Sources :  psychoweb.fr

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